J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

Souder le couvercle sur le presto !

Jessie Mc Nicoll

Je suis renversée! Depuis la tuerie qui s’est déroulée à la mosquée de Ste-Foy, j’observe le traitement médiatique qu’on en fait, et je n’en reviens tout simplement pas.

Vu la gravité de la tragédie, il est normal que les médias y consacrent beaucoup d’attention. Mais selon le top 5 de la semaine d’Influences communication, l’attentat à la mosquée a battu le record précédemment détenu par la tragédie de Lac Mégantic. Et pas qu’un peu, on lui a consacré environ 50% plus d’attention!

Évidemment qu’il y a du bon qui ressort de tout ça. La vague de sympathie exprimée à l’égard des familles endeuillées et de la communauté musulmane était nécessaire vu le contexte haineux de la tuerie.

Également, après avoir appris que la majorité des cimetières catholiques refusaient d’enterrer des musulmans et que les complications bureaucratiques empêchaient les musulmans de s’en faire depuis plusieurs années, malgré qu’ils aient dit être «prêts à payer le plein prix», j’étais soulagée quand Régis Labeaume a promis aux musulmans qu’ils auront finalement leur cimetière.

Mais disons que mon étonnement ne se limite pas à la quantité d’articles et de temps d’antenne, mais également au contenu de plusieurs propos. Qu’on pense à Régis Labeaume qui a dénoncé « celles et ceux qui s’enrichissent avec la haine », alors qu’il avait lui-même été blâmé par le centre islamique pour ses déclarations au sujet du burkini.

On sait également qu’il a intenté une poursuite contre le FM 93 (Cogeco), aux frais des contribuables, qui a été jugée abusive par la Cour supérieure. Il est donc raisonnable de croire que le maire Labeaume a une dent contre la station de radio.

Même le Premier Ministre Philippe Couillard, généralement discret, est allé à Tout le monde en parle pour parler des tragiques événements. Il en ressort un message de répression sur les médias sociaux : «Les gens sur les réseaux sociaux qui envoient des conneries haineuses, ils sont surveillés. Si vous continuez, vous aurez un casier judiciaire, et vous l’aurez pour toute votre vie et vous l’aurez bien mérité.»

Or, nous sommes plusieurs à être inquiets d’une telle répression. Qu’on se comprenne bien, un appel à la violence ne doit pas être toléré. Mais quand on parle de «conneries haineuses», ça commence à être large.

Très, très large.

D’autant plus que dans la tristesse des événements, les grands médias ont occulté les risques liés à l’islamisation et pointé d’un doigt accusateur les médias qui l’ont fait par le passé, certains laissant même entendre qu’ils avaient une part de responsabilité dans le meurtre de ces hommes en prière.

Nier l’existence de l’islamisme radical est aussi néfaste que de nier l’existence du racisme.

Qui, parmi les Québécois dits de souche, a encore le droit d’aborder la question de l’islam politique?
Quand on est de racine judéo-chrétienne, on doit se rabattre sur Fatima Houda-Pepin qui, étant de foi musulmane, a encore, pour l’instant, le droit de dire que «On ne peut combattre le racisme si on ne combat pas les discours haineux et la violence djihadiste à l’égard des  »mécréants ». »

Et si on va lire un texte d’opinion sur Le matin d’Algérie, on y dénonce le maire Denis Coderre, qui aurait «offert l’aréna Maurice-Richard transformé en une tribune islamiste le temps de la cérémonie funéraire.»

Mais qui, parmi les Québécois dits de souche, a encore le droit d’aborder la question de l’islam politique?

Je pose la question, parce que je constate une fracture complète entre les médias et les politiciens bien-pensants d’un côté, et la population qui est sensible au drame de Ste-Foy, mais complètement paniquée devant la complaisance généralisée face aux islamistes.

A-t-on oublié qu’un groupe d’islamistes a déjà tenté d’instaurer la charia en Ontario?

Pourrait-on reconnaître que les craintes de plusieurs Québécois ont un fondement et y chercher des solutions rassurantes au lieu de les délégitimer à heure de grande écoute?

Parce que de faire de la répression à l’égard d’une population qui a peur, c’est comme souder le couvercle sur un presto : on prépare dangereusement le terrain à une récupération par des groupes radicaux.