Samuel Fillion Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

Trump contre les fausses nouvelles à la Maison Blanche

Chef a domicile

Je dois vous avouer qu’au départ, je trouvais ça bien drôle de lire dans le journal ce vendredi que Trump avait barré la route à certains médias biaisés lors de son point de presse à la Maison Blanche, car cette crise d’ego de sa part ne pouvait pas frôler davantage le ridicule. Je me suis dis qu’il avait tenté d’atteindre sa base électorale avec quelque chose qui choque… et que ça a marché à merveille.

Quand on regarde cela avec du recul, on se rend compte assez rapidement qu’il joue sur une zone grise très dangereuse. N’oublions pas que le 1er amendement de la Constitution américaine stipule que le gouvernement américain ne peut pas adopter de lois qui contreviennent à la liberté de presse, de religion, de parole, de manifester et de faire des pétitions. Bien qu’il n’y aucune loi adoptée, le fait de bloquer l’accès à la Maison Blanche à des médias est extrêmement délicat.

N’oubliez pas que le Congrès a déjà voulu destituer deux présidents dans le passé pour beaucoup moins que ça. Le premier était Andrew Johnson, le vice-président d’Abraham Lincoln qui lui a succédé après son assassinat. Johnson, imposant trop son droit de veto et ayant tenté de renvoyer le secrétaire à la marine malgré les lois adoptées par le Congrès, passa à une voix de perdre son poste. Le second a été Bill Clinton pour des raisons que tous connaissent et qui sont, à mon avis, assez ridicule.

En regardant ça, on arrive facilement à la conclusion que Donald Trump n’est pas à l’abri d’une procédure de destitution. Si j’étais à sa place et que je pensais comme lui, j’éviterais de bloquer les médias qui me déplaisent de façon permanente. Néanmoins, pour continuer de donner une force à mon message anti médias biaisés, je prendrais les gens par surprise deux ou trois fois par année en répétant ce geste afin de plaire à ma base (soyons clairs tout de suite, moi, Samuel Fillion Doiron, si j’étais Premier Ministre, je ne bloquerais jamais l’accès de certains médias à mes points de presse).

Où est-ce que tu t’en vas avec ça mon Sam?

Vers ceci : Donald Trump est sur une pente extrêmement glissante et il est en train, tranquillement, de donner raison aux gauchistes qui le traite de dictateur. Étant donné qu’il ne cherche pas à contrôler les médias, je ne suis pas prêt à lui donner ce qualificatif. Par contre, je dois admettre qu’il a perdu des points dans mon estime et ce, même si je suis capable de reconnaître qu’il a certaines bonnes idées (notamment sur les baisses d’impôts et la déréglementation des entreprises). Si Donald veut un conseil, en voici un : cesse ta crise d’ego et fait face aux médias que tu n’aimes pas comme Guy Morin l’a fait quand il est allé à Tout le monde en parle affronter Nathalie Provost en sachant très bien que l’émission était montée et qu’il serait seul contre tous.