Ghislain Loiselle
Ghislain Loiselle. Journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d'autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, demeurant un généraliste.

J’AI DÉJÀ PRIS LE TRAIN POUR 1 $ ET 5 ¢

Merci pour la photo, Caron Senechal

J’ai pris le train de l’Ontario Northland Railways une fois dans ma vie. Mon billet ne m’avait coûté que 1,05 $. Incroyable. Une autre époque! Un autre temps! Pourtant… Je m’en souviendrai toujours.

C’était en 1977. J’avais 20 ans. Je n’avais pas de voiture. Je devais me rendre au chalet des Perreault, au lac Fortune, à Arntfield, avec des amis et amies, pour un party de Noël. Je me suis présenté à la gare de l’ONR, sur la rue Portelance, à Rouyn-Noranda, Abitibi, avec la grosse valise qui contenait mon système de son. J’avais préalablement téléphoné pour avoir les détails pour ce petite voyage. J’ai embarqué dans un wagon de passagers. Et le train s’est arrêté au croisement de la voie ferrée et du chemin du lac Fortune, à peut-être 100 mètres du camp.

Le trajet n’avait pas été très long, une douzaine de kilomètres quoi… Mais ce service (arrêter tout un train pour me débarquer et ne payer que ce montant, 1 dollar et cinq sous, pour ce court périple avec une aussi grosse machinerie) m’a vraiment impressionné. C’est un très beau souvenir de jeunesse. On dirait que je parle comme un vieux qui serait né dans les années 1920. Ha ha ha! Mais je commence tout de même à avoir de l’âge, à 59 ans. La gare, sise aux pieds de la Cité du Cuivre, la Mine Noranda, a été fermée dans les années qui ont suivi. J’ai eu le temps de vivre cela… les trains de voyageurs.

Il y a le Canadien National (CN) qui débarque encore du monde, comme ça, le long du chemin de fer. Des Algonquins vivent ou ont des activités, se rendent ici et là, de part et d’autre de la portion trans-abitibienne du Trans-Canadien. Et ils doivent embarquer ou débarquer là où ils surgissent, sinon à des haltes pré-déterminées. Cela fait partie de la vie en Abitibi et en Haute-Mauricie.

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