Ghislain Loiselle
Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d'autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

ROULER 100 KM DANS UN CHEMIN DE BOIS POUR ATTEINDRE ROUYN-NORANDA!






En 1932, les automobilistes qui voyageaient sur la route 46 (aujourd’hui 101) en provenance du Témiscamingue pour se rendre à Rouyn et Noranda dépassaient les derniers établissements de colons à Guérin. Le reste du chemin, soit 96 kilomètres, se faisait au milieu de la forêt!
Ce fait est relevé en page 127 du livre de 1937 Notes historiques sur le Témiscamingue d’Augustin Chénier, régistrateur.
Je ne sais pas pour vous, mais, moi, ça frappe mon imagination, cette réalité de jadis.
Je suis émerveillé de voir l’état sauvage dans lequel se trouvait alors une immense partie du territoire entre le Témiscamingue et les deux agglomérations minières devenues villes en 1926.
Ainsi que l’écrit M. Chénier,  »seules quelques maisons du village de Provencher (aujourd’hui Arntfield) sur le parcours annonçaient la proximité des villes jumelles ».
Pas moins de 85 ans se sont écoulés depuis 1932. Nédélec, Rollet, Montbeillard ont vu le jour et ont même eu le temps d’atteindre un âge vénérable, depuis. Nous traversons toutes ces localités je dirais un peu banalement avec nos routes asphaltées et cela depuis plusieurs décennies déjà. On n’a pas trop en tête ces années des débuts du 20e siècle où la réalité des moyens de transports était toute autre.
Il n’en demeure pas moins qu’on ne peut pas ne pas aimer ce temps-là où les routes étaient des sentiers, comme au Far-West, où on utilisait encore la rivière Outaouais et la rivière Kinojévis pour gagner Noranda et Rouyn depuis le vieux Témiscamingue.
Sûrement que plusieurs d’entre nous achèteraient sans hésiter un billet si on nous offrait la possibilité d’embarquer dans une machine à voyager dans le temps pour aller faire un petit séjour dans ces années-là, cheminer comme jadis, visiter les lieux tels qu’ils étaient alors, en campagne comme en ville.
Notre passé, c’est la base du présent, comme notre vie d’adulte s’appuie sur notre enfance. Cela, les Témiscamiens et Abitibiens le savent bien et c’est pourquoi ils attachent une très grande importance à leur histoire.

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