Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

10-04!




10-04 MÉDIA

Message reçu, affirmatif, OK, compris! Telle est la signification de 10-04!

Ce nombre (10) et ce chiffre (4) font partie intégrale du nom du blogue que vous lisez présentement.

Ils visent à mettre en relief le fait que des renseignements lui sont communiqués et qu’il les capture. Le mot média a été ajouté pour indiquer que ce  »web log » en est un qui transmet par la suite de l’information, laquelle est destinée au grand public et ce sur un territoire qui n’a pas de limites, utilisant le net.

10-04 Média a vu le jour en avril 2015. Cela fait déjà deux ans! Les faits divers sont sa force. Mais il traite de tout.

Il n’y a cependant pas que quelques codes 10, ces mots codés destinés à représenter des noms, des lieux, des situations et des phrases courantes de manière rapide et standardisée dans les communications vocales.

On en retrouve plus de 100, en 2017, et l’existence des premiers remontent à presque 100 ans. Ils sont particulièrement utilisés par les corps policiers auxquels ils étaient d’abord destinés. Ils sont aussi en usage pour les transmissions radio CB

Ces derniers ont donc été proposés pour la première fois dans les années 1920 et leur liste a été élargie en 1974 par l’Association of Public Safety Communication Officials (APCO). En 2006, ils étaient surtout utilisés par les forces de l’ordre, de la paix et de la sécurité en Amérique du Nord.

Ce mots codés ont été repris notamment par des groupes privés de surveillance et de sécurité ainsi que par des sociétés privées. Pour s’adapter aux besoins des différents groupes, des aménagements de vocabulaire ont été faits sur la liste de base qui était prévue pour la police.

Quelques organisations et municipalités utilisent d’autres mots codés en plus des codes 10. Par exemple, pour la California Highway Patrol, ce sont des codes 11 alors que la Port Authority Police prend des codes 8.

Les codes 10 ont été vraiment mis en place dans les années 1940 alors que les canaux radio pour les forces policières avaient une bande passante limitée. Ils permettaient donc de réduire le trafic radio de façon significative. L’inventeur ou concepteur du système est Charles Hopper, directeur des communications pour la police d’État de l’Illinois dans le District 10 situé à Urbans, USA.

De par son expérience, Hopper savait que tout code transmis devait être précédé d’une accroche ou lead et que la première syllabe n’est pas en général entendue. Par contre, cette première syllabe est essentielle pour attirer l’attention, d’où l’idée de précéder chaque code du mot dix, dans le but d’augmenter les chances chez l’auditeur de correctement comprendre la partie critique du message.

Les codes ont plus tard été adoptés par les cibistes (utilisateurs de CB), suivi par une adoption plus large dans la culture américaine vers la fin des années 1970.

À l’automne 2005, à la suite de problèmes de communication entre les différents corps policiers lors de l’opération de sauvetage après le passage de l’ouragan Katrina, la Federal Emergency Management Agency a découragé l’utilisation des codes 10 et des autres mots codés à cause d’une trop grande différence dans les définitions. Le département de la sécurité intérieure des États-Unis d’Amérique aurait des projets pour mettre fin à l’utilisation de tels codes en faveur de mots en anglais alors que l’Incident Command System les interdit carrément. En 2008, les codes 10 étaient cependant toujours d’usage courant.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, leur utilisation est remise en cause à la suite de confusions entre différents corps policiers américains. En effet, avec les années, chaque corps policier a modifié le système selon ses besoins. Or lorsqu’ils ont eu à collaborer pour secourir les victimes des attentats, plusieurs mots codés de chaque corps ne signifiaient pas la même chose. Certains corps policiers ont tenté de les interdire, ce qui a créé des controverses. Au niveau fédéral américain, l’Incident Command System les interdit explicitement pour prévenir la confusion.

Source : Wikipedia pour l’essentielServices Multiblast Inc