DU NORD VIENNENT DÉLUGES, ET EAUX DÉFERLANTES




Les eaux résiduaires d’Ojibway ont toujours menacées la vallée du St-Laurent, il n’y a pas six mille ans s’était le déluge et ses fleuves déferlants. Les dernières inondations ne sont qu’un avant goût de ce qui pourrait se passer si trois de régions climatiques du Québec dégelaient sous le coups de pluies violentes du même coups, comme il y a six mille ans.

Pour comprendre l’hydrologie du Québec, il faut remonter à la genèse de ses grands glaciers et ses lacs glaciaires. S’y s’est mis en place au gré du rebond glaciaire tout le réseau de drainage sur un profil, qui se relève de plus en plus rapidement au nord du fait de par la perte de poids du cercle polaire. C’est donc dire que la ligne de partage des eaux vu la platitude des lieux, bascule d’un océan à l’autre, bien plus rapidement comparativement au siècle dernier.

Les eaux résiduaires d’Ojibway forment le lac Abitibi, qui coule dans l’océan Arctique. Alors que ses eaux de sur-verse, causées par le barrage d’Iroquois Falls en Ontario, coulent quant à elles en Atlantique, via le réseau des rivières Kinojévis et Outaouais. Ces dernières avec le lac Témiscamingue, formant le résiduaire du lac glaciaire Barlow, le bassin constitué par déluge précédent.

En Abitibi, la plupart des eaux rejoignent la baie d’Hudson, les autres, des affluents du fleuve St-Laurent. La hauteur des terres allait devenir une division naturelle. La découverte du grand bassin argileux Ojibway qui fût largement décrit par Mgr Félix Antoine Savard est à l’origine des plans de colonisation de l’Abitibi-Témiscamingue au début des années trente. Ces dépôts argileux, comme tous les sédiments de surface sont tributaires du retrait de l’inlandsis laurentidien et ont été mis en place entre 12 500 et 6 000 BP.

Un simple exercice mathématique du primaire nous permet de voir que la nature a remis le compteur à zéro à chaque fois que le nord du Québec a changé de zone climatique. Ce qui me fait dire que Monseigneur Félix-Antoine Savard, botaniste, comme ses pairs, climatologues de nature, avait bien compris que le nord serait bientôt l’avenir du Québec et son agriculture de demain.