LES MISÈRES DE LA FONCTION PUBLIQUE




Je suis devenu fonctionnaire dans la vingtaine pour en sortir onze ans plus tard. J’y ai côtoyé des gens supers, disponibles, ayant à cœur les responsabilités qui leurs avaient été confiées. Ce qui m’a écœuré, c’est l’utilisation qu’on en faisait. Le PQ avait comme objectif de se bâtir un pays, alors il a investi dans la structuration d’une fonction publique compétente et moderne.

Les libéraux n’en avaient rien à foutre de la fonction publique, qu’ils considèrent hostile et nuisible au développement. Ils ne voient le Québec que comme une boîte à cash, où il est pressant de se mettre à la table. Après avoir vu des confrères se faire rétrograder pour s’être entêtés à utiliser des simples TTOG au lieux des coûteuses et inopérantes sections en béton pour l’entretien du réseau tertiaire, cela juste pour faire plaisir au fournisseurs du coin.

Alors j’ai vite compris que je n’avais plus rien à y faire, j’ai comme on dit en bon québécois, (sic): «Crissé mon camp de là».