L’urgence en santé mentale de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke souffre aussi du manque de compassion du système

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Jean Bottari

Cette salle d’urgence psychiatrique construite il y a six ans à été conçue pour recevoir 9 patients. Il est désormais coutume pour le personnel de soigner jusqu’à 18 patients simultanément dans des espaces restreints. Jusqu’à 40 patients par période de 24 heures sont pris en charge dans cette unité. Croyez-le ou non, il y a une seule salle de toilette mixte et une seule douche pour toutes ces personnes.

Depuis plus d’un mois, cette unique douche est hors d’usage. Ce bris a donc comme conséquence que certains patients doivent attendre jusqu’à 5 jours avant de pouvoir prendre une douche. À la fois les employés et les patients doivent faire face à des conditions frôlant l’insalubrité. Une foutue chance qu’un hôpital est sensé être un endroit propre, stérile dans la mesure du possible et humain! La personne qui m’as contacté trouve, avec raison, aberrant que des patients psychiatrisés doivent subir de telles conditions inhumaines et insalubres en plus de leur détresse.

Certains employés qui ont demandé quand cette seule douche serait réparée n’ont jamais eu de réponse. Ils sont désemparés face à cette situation qui est bien loin de ce que nous apprenons dans le cours nous préparant, entre autre, à la profession de préposé aux bénéficiaires. C’est là un autre exemple parmi tant d’autres, du manque d’empathie du système ainsi que de la part de celui qui le dirige