Keven-Marc Berrigan
K.-M. Berrigan est un enseignant au professionnel et un écrivain irrévérencieux. Il fit ses armes dans les revues d'expression littéraire « Le Cafard Hérétique » et « Cohues ». Son premier roman « Le carnet de déroute » jette les bases de sa vision tordue d'un monde ordinaire. Depuis peu il s'est mis à produire des billets sur le monde politique, tout en travaillant sur son prochain roman. K.-M. Berrigan, c'est une plume acerbe et des propos à contre-courant.

Mulroney, Bernier et l’avenir…






Ainsi Mulroney fille se lance en politique provinciale… Grand bien lui fasse. C’est dans l’air du temps, les vieux politiciens se sont reproduis ; et comme plusieurs parents, ils aiment voir leur progéniture suivre le sentier qu’ils ont défriché. Est-ce que Caroline Mulroney fera de la politique à sa façon, en toute liberté de choix et sans influence ? Poser la question, c’est y répondre.
Dans la même veine…
En 2018 nous aurons une élection provinciale et le PCQ tentera tant bien que mal – comme d’habitude – de faire élire un candidat, sinon de passer la barre du 1% afin de voir ses frais remboursés.
Au fédéral, en 2019, Andrew Scheer chef du PCC tentera de battre Justin Trudeau ; vous êtes plusieurs à ne pas croire que cela sera possible. Il est vrai que la guerre n’est pas gagnée d’avance ! Si Maxime Bernier veut le pouvoir, ce n’est pas en étant le numéro deux du parti, simple député et confiné dans l’opposition pour un autre mandat, qu’il sera le l’homme de la situation.
Admettons que…
Je ne connais pas les intérêts de Maxime Bernier, mais je sais qu’on se lance en politique, entre autre, avec le désire de faire bouger les choses et de provoquer du changement (hormis, évidemment, chez les libéraux). Alors pourquoi ne ferait-il pas le petit saut au provincial ? Hein ?!? Respire un coup et réfléchis à ce qui suit : le PCQ se plaint de n’avoir aucune attention médiatique, en laissant la tête du parti à Maxime Bernier il en aura plus le premier mois, que durant toute son existence. Adrien Pouliot ferait un bon second.
Je délire ? C’est possible, la chaleur sans doute !
Si Maxime Bernier se présente pour le PCQ à Québec, il sera élu (j’en ai la certitude) et l’effet d’entrainement fera probablement élire 2 ou 3 candidats avec lui ; il serait même permis d’en espérer quelques-uns de plus ! Et avec une bonne présence parmi les gens comme il en est capable – c’est sa force – il préparera en douce le terrain pour le retour des Conservateurs au fédéral, qui, on le sait, ont grandement besoin du Québec pour battre le PLC de Justin Trudeau. En 2019, si les conservateurs reviennent en force, ce sera eux qui prépareront le terrain en sol québécois pour le PCQ lors de l’élection suivante.
Suis-je fou d’en espérer autant ? L’été porte conseil… mais si j’étais à l’exécutif du PCQ, je m’arrangerais pour que ça se fasse, le parti n’a rien à perdre et tout à gagner. Et si jamais par malheur tu crois que ça risque de trop bousculer ta petite position confortable, que ça te gêne un peu d’être en accord ; il t’est permis de considérer la démission comme acte honorable pour le bien du PCQ.
P.S. J’ai cette vision depuis longtemps, je l’ai même partagée à Adrien en personne et à d’autres amis, et ce avant que la course à la chefferie du PCC ne débute… qu’elle ne fut pas ma surprise, après avoir écrit ce billet (hier) d’entendre Sylvain Lévesque aborder cette possibilité dans sa chronique au Fm 93… Je suis heureux de savoir que je ne suis pas seul !Services Multiblast Inc