Ghislain Loiselle
Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d'autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Rare: une trombe marine au Saguenay!







Des citoyens ont été témoins d’un phénomène assez rare sur le lac Kénogami, au Saguenay, Québec, aujourd’hui dimanche : la formation d’une trombe marine !

Par Ghislain Loiselle

Les observateurs ont même eu le loisir de la filmer et ils ont diffusé leurs images sur le net peu après.

Le phénomène météorologique s’est produit vers la fin de l’après-midi, à la faveur d’un orage qui se levait. Il y avait de forts vents. Le ciel s’assombrissait en raison de la présence de gros nuages gris. Il pleuvait. Si la colonne d’air avait touché terre, on aurait pu parler d’une tornade. Mais, en météo, un nom spécifique est donné à cette formation lorsqu’elle est confinée à l’eau. C’est trombe marine. Mais l’effet est le même. Ne vous mettez pas en travers de son chemin.

Concrètement, les trombes sont des colonnes d’air tourbillonnantes qui se forment au-dessus des plans d’eau, que ce soit lacs ou océans. Elles ressemblent à des tornades à la surface de l’élément liquide et parfois c’est exactement le cas. La différence avec une tornade, c’est que la trombe n’a pas besoin d’un gros orage pour se déclencher et continuer son mouvement de tournoiement et d’aspiration. La trombe est souvent associée à un congestus, c’est-à-dire ce qui suit le développement vertical d’un cumulus. On parle alors d’un cumulo congestus. Poussé par de forts vents ascendants, ce type de nuage peut atteindre une altitude de 4,5 à 6 kilomètres. Ils sont plus hauts que larges et ont une base plate et des contours effilés. Il faut une instabilité atmosphérique pour les former.

Les trombes sont classées en tornadiques et non tornadiques. Les premières se développent selon les mêmes mécanismes que les tornades terrestres et sont assez rares. Les trombes se produisent isolément ou en groupe. Le premier indice de formation d’une trombe peut être une ombre à la surface de l’eau où se produit le tourbillon d’air. Une fois formée, la trombe a tendance à se déplacer lentement en décrivant une courbe pendant une quinzaine de minutes jusqu’à l’arrivée d’air plus froid dans la colonne, ce qui provoque rapidement sa dissipation.

Vidéo d’une trombe marine au Lac Kénogami merci @mélanie tremblay