Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

Tout le monde sur le BS

Samuel Fillion Doiron

Par pitié, ne faites pas ça, notre province ne s’en remettrait jamais et cela ne ferait que donner à Québec solidaire la société dont elle rêve. Une nation où la responsabilité n’est plus de mise parce que le gouvernement s’occupe de tout et détermine le montant d’argent auquel vous avez droit.

Ceci étant dit, j’aimerais faire remarquer que le Québec est actuellement aux prises avec une problématique de ce genre, mais de façon plus subtile. Je trouve cela malheureux de devoir le dire mais… la province entière est sur le bien-être social.

Certes, les gens se lèvent chaque matin pour aller travailler afin de subvenir à leurs besoins, mais lorsque les besoins sont d’un autre ordre que le logement, la nourriture, se vêtir et s’amuser, c’est le gouvernement qui s’en occupe. Ne jugeons toutefois pas les Québécois, car le véritable problème est la déresponsabilisation de ces derniers par le modèle québécois. Pour tuer un serpent il faut couper sa tête, mais quelle est la tête de ce serpent?

La première chose à laquelle les gens peuvent penser est la fameuse péréquation qui n’est rien de plus qu’un chèque de dix milliards de dollars payé par les provinces de l’Ouest. Je serais d’ailleurs bien content que l’on abolisse cette mesure totalement inéquitable afin que nos gouvernements se forcent davantage à mieux gérer notre argent et nos services; mais au-delà de tout cela, saviez-vous qu’il y avait bien pire encore?

Le Québec a de très beaux programmes. Nous avons l’aide juridique, l’aide sociale, l’éducation aux adultes… mais ceux que j’ai nommés, ainsi que d’autres, sont payés par le gouvernement fédéral à 50%. C’est quand même spécial d’imaginer que même le programme d’aide sociale vit sur l’aide sociale; personnellement, je trouve cela déplorable et scandalisant.

Mais je crois que ce qui est le plus triste et drôle à la fois, c’est qu’il y a des gens qui veulent se séparer du Canada. Ces séparatistes ont souvent la même vision de la gestion gouvernementale que nos fédéralistes actuels, alors je leur souhaite bonne chance pour faire vivre les programmes sociaux sans le chèque fédéral.

La tête du serpent était pas mal plus loin que l’on ne pensait, n’est-ce pas? Maintenant, il faut qu’on apprenne à bien se gérer et à faire plus avec moins afin que le Québec cesse de vivre sur le bien-être social. Les partis de gauche parlent souvent de projets de société; le mien serait de voir le Québec devenir une province avec de belles opportunités d’emploi, où les libertés individuelles sont respectées, où les gens ont des services qui équivalent les impôts payés et, possiblement, j’aimerais voir un article de journal qui parle des « Québec Papers ». Le Québec peut devenir fort, il faut simplement avoir le courage de frapper certaines vaches sacrées.

Où est-ce que tu t’en vas avec ça, mon Sam?

Très probablement dans le mur si le Québec n’élit pas un gouvernement du Parti conservateur du Québec dans les prochaines années.