Jessie Mc Nicoll. Bachelière en psychologie, blogueuse publiée sur différents médias virtuels et chroniqueuse du mardi à l'émission du retour avec Évans Bergeron sur les ondes du 101,5 FM, passionnée de politique, elle penche à droite. Soif de liberté oblige. Elle aime les chocs d'idées, alors n'hésitez pas à argumenter. Au plaisir!

‘’Wake up call’’ les amis! Oui, on PEUT changer les choses…

Jessie Mc Nicoll

Malgré la contestation judiciaire qui est en cours, le PLQ veut nous enfoncer son registre québécois des armes à feu dans la gorge. Je parle du registre, parce que c’est un exemple typique d’unanimité forcée à l’Assemblée nationale, alors que sur le terrain, l’opinion est clairement divisée… et que la majorité de la population est plutôt contre le projet.

Certains sont des chasseurs et refusent l’alourdissement de la procédure ainsi que l’atteinte à la vie privée. Certains redoutent les coûts associés, surtout après le désastre du défunt registre fédéral. Pour d’autres, ce n’est juste pas le moment, étant donné que des soupçons (!!!) de corruption planent au niveau des contrats gouvernementaux en informatiques.

À l’heure où on se parle, le PLQ risque de réussir à faire son registre avec la complicité du PLC qui accepte de l’aider, malgré la promesse de Trudeau de ne pas refaire de registre. Genre, ‘’je promets de ne pas le faire parce que je sais que vous n’en voulez pas, mais je vais tout faire pour que les provinces en fassent’’.

Et nous, on est là, à se dire qu’ils vont gagner. Qu’on ne peut rien faire pour les en empêcher. Que ça ne vaut pas la peine de se battre.

Le grand mal qui ronge le Québec, c’est ce sentiment d’impuissance. Beaucoup de ceux qui n’ont pas participé à la mobilisation sont restés chez eux parce qu’ils ont la conviction que quoi qu’ils fassent, rien ne changerait.

Je constate même sur les réseaux sociaux qu’il existe une tension entre les gens qui sont contre le registre. Accuser de tous les maux les gens qui ne sont pas sortis manifester n’améliorera notre sort en rien.

D’ailleurs, l’impact réel de ces manifestations a été de faire connaître notre position dans les médias et de forcer les élus à nous entendre en Commission parlementaire. Entendre est le mot juste. Dire qu’ils nous ont écoutés serait carrément charrié.

Ce sur quoi je mise actuellement, c’est de prendre le pouvoir à l’Assemblée nationale.

À chaque élection, il y a plus de gens qui restent chez eux ou qui se déplacent pour annuler leur vote, que de gens qui ont voté pour le parti au pouvoir.

Bref, les abstentionnistes sont majoritaires. Beaucoup de gens en sont même rendus à faire la promotion de l’abstentionnisme électoral.

Et quand on tente de faire valoir un petit parti, comme le Parti conservateur du Québec, au sein duquel je milite, nombreux sont ceux qui disent être d’accord avec nous, mais refusent de voter pour nous, croyant qu’on n’a aucune chance d’être élus.

Cette croyance sert si bien les vieux partis, qu’ils s’assurent de l’entretenir.

C’est probablement pour cette raison qu’on a longtemps prétendu que Trump n’avait aucune chance d’être élu. Et rappelez-vous que le parti de Macron n’était pas sur le radar français il y a un an à peine.

Vous croyez vraiment qu’aucun changement n’est possible au Québec?

Les ‘’Y’’ votent depuis un certain temps et les Milléniaux commencent à voter. Ces générations ont une vision différente des générations précédentes. Il sont moins nationalistes puisqu’ils se voient plus comme des citoyens du monde. Ils comprennent assez mal la ‘’logique’’ des partis politiques et surtout des lignes de parti.

Et vue la nonchalance répandue chez les Québécois, ces jeunes sont un puissant vecteur de changement.

Alors cessez d’expliquer ‘’le pourquoi du comment’’ c’est impossible d’obtenir un réel changement à l’Assemblée nationale.

Commencez vous-mêmes par aller voter pour un petit parti, comme le Parti conservateur du Québec. Et demandez-vous comment on peut rallier les jeunes générations et leur donner l’envie de participer à ce changement.

Parce qu’il y a des malades psychiatriques, déguisés tantôt en itinérants et tantôt en criminels, qui doivent être soignés.

Parce qu’il y a des bandits, qui font le trafic de la drogue et des armes, qui doivent être traqués.

Et parce que les honnêtes propriétaires d’armes à feu en ont assez d’être instrumentalisés pour FAIRE SEMBLANT de combattre la violence armée

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