Karine Melançon

Étudiante en littérature à l’Université de Montréal, elle travaille depuis plusieurs années comme conseillère linguistique et traductrice. Elle travaille également dans le monde du spectacle, notamment en danse et en théâtre. Ses deux passions principales : l’écriture et les animaux. Elle accorde d’ailleurs beaucoup d’importance à la condition des animaux au Québec. Ses chats Dexter et Nirvana sont au centre de sa vie et l’inspirent grandement dans ses projets d’écriture.

Herculito aurait été retrouvé, mais serait mort

Le coléoptère que le fondateur du Labyrinthe des insectes avait commandé et qui n’était jamais arrivé à destination aurait été retrouvé dans un centre de tri, en Ontario.

Tommy St-Laurent, résident d’Amos en Abitibi et fondateur du Labyrinthe des insectes avait fait des démarches pour se procurer un Dynastes hercules. L’insecte qui provenait du Costa Rica avait été surnommé Herculito et devait être livré via une compagnie de livraison de courrier. Le colis tant attendu a bien été reçu le 6 juillet, mais le coléoptère n’était pas dans la boîte et cette dernière semblait avoir été ouverte.

Tommy St-Laurent, fondateur du Labyrinthe des insectes :

« Quand on a vu que le colis avait été ouvert et réexpédié, on s’est dit que, si c’était à la douane qu’il y avait eu un problème, normalement, ils auraient informé mon expéditeur ou moi, ce qui n’a pas été le cas. »

Monsieur St-Laurent a écrit un message sur les réseaux sociaux, afin que les gens l’aident à retrouver Herculito. Quelqu’un l’aurait alors contacté dimanche en fin de journée pour l’aviser qu’Herculito aurait été aperçu dans un centre de tri, en Ontario.

Selon ces informations, Herculito était toujours en vie, lorsqu’il a été repéré. Ce n’est que lundi que monsieur St-Laurent a appris que son coléoptère aurait été congelé et qu’il serait maintenant mort des suites de cette congélation. Les circonstances exactes entourant la mort du coléoptère ne sont pas encore connues.

Une situation qui aurait pu être évitée?

Monsieur St-Laurent pense que cette situation aurait pu être évitée si la circulation de l’information avait été plus efficace, chez la compagnie de livraison de courrier avec qui il a fait affaire :

« Ils connaissaient la situation, je les ai contactés rapidement. […] Mais là-bas, la communication a été tellement déficiente que personne n’a traité et envoyé l’information comme un cas prioritaire. […] Le plus triste c’est qu’au bout de la ligne c’est leurs problèmes de communication qui auront probablement coûté la vie à Herculito. »

Monsieur St-Laurent est très attristé par la situation, mais ne cherche pas nécessairement à savoir  à qui revient la faute. L’important pour lui a toujours été de récupérer Herculito, mort ou vivant. Il précise aussi qu’il fera les démarches nécessaires pour ravoir le coléoptère. Il tient à l’exposer au Labyrinthe, non seulement parce qu’il est l’un des plus gros coléoptères au monde, mais aussi parce qu’après tout ce qu’Herculito a vécu, l’entomologiste croit qu’il mérite de la reconnaissance.

Du positif malgré tout

L’entomologiste se dit particulièrement enchanté de la réaction des gens sur les médias sociaux suite à sa demande d’aide pour retrouver le coléoptère :

« Quand j’ai lancé cette information, j’avais peur que les gens soient dégoûtés et ne veuillent pas m’appuyer. Mais, quand j’ai vu l’élan de compassion, pour trouver Herculito, j’ai eu un espoir. Je me suis dit que les gens apprécient les insectes plus qu’on le pense. »

Monsieur St-Laurent a l’impression que cette histoire a tout de même réussi à conscientiser les gens; il est heureux de voir que, malgré le triste sort qu’il a subi, Herculito a tout de même réussi à faire avancer la cause des insectes.