Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

La droite carré de sable

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Vous souvenez-vous lorsque vous étiez plus jeune de votre carré de sable ? Le mien était en fait une tortue dont la carapace servait de couvercle. Je me souviens à quel point l’espace était petit, mais aussi à quel point je n’aimais pas que mon petit frère vienne jouer dedans, car c’était MON carré de sable. J’étais le roi de MON carré de sable, donc le roi de personne.

En ce moment, la droite québécoise ressemble à une cour d’école avec une multitude de carrés de sable où chacun essaie d’être roi de toute la cour, sans faire de compromis. À la fin, chacun reste dans son coin. Les conservateurs sociaux, les libertariens, les conservateurs fiscaux, les conservateurs religieux, les nationalistes et les fédéralistes sont éparpillés à travers le Parti libéral, la Coalition Avenir Québec et le Parti conservateur du Québec.

Mais ce qu’il y a de pire, c’est que certains trouvent encore le moyen de se créer des nouveaux partis sous différents prétextes. Bien que j’admire le travail accompli par ceux qui fondent des partis politiques, à un moment il faut se poser quelques questions, notamment, pourquoi ? Quand j’écoute les discours de ceux qui ne se reconnaissent dans aucun parti, je réalise qu’ils sont souvent d’accord à 90% avec un parti, mais, apparemment, que cela ne les représente pas suffisamment.

Il faut aussi admettre que les gens de droite ont généralement une vision plus individualiste et sont souvent d’accord pour dire que des solutions individuelles peuvent éventuellement régler des problèmes collectifs. Or, comme dans toute chose, il ne faut pas être complètement noir ou blanc. Quand nous faisons de la politique, nous le faisons par passion parce que nous voulons changer les choses. Du moins, c’est ainsi que ça devrait être, mais à cause d’un certain individualisme, tout le monde souhaite être important, tout le monde voudrait être le chef, parfois sans l’être officiellement, mais tout de même.

Il ne peut malheureusement y avoir qu’un seul chef et les rôles importants sont en nombre limité, alors pourquoi ne pas unir nos forces et prendre un peu exemple sur la gauche qui pense à la collectivité ? Si nous faisons de la politique pour changer le Québec, alors il faut mettre de côté certaines de nos ambitions personnelles et cesser de jouer au roi du carré de sable, car chacun de notre côté, nous ne ferons avancer aucune cause.

Dans l’une de mes précédentes chronique, j’ai lancé un appel à l’unité qui ne semble pas avoir été entendu. J’espère que, cette fois, il le sera davantage. Je le répète encore, c’est l’union d’une droite divisée qui a donné la victoire à Stephen Harper.

Comment choisir son parti mon Sam ?

Vous allez à l’endroit qui est prêt à faire des compromis et, quand je dis compromis, je ne parle pas de faire la girouette et de changer de stratégie électorale en fonction de la période de l’année et du groupe d’électeurs. Je ne parle pas non plus d’un endroit où les gens sont en politique depuis tellement longtemps qu’ils ont oublié que le devoir d’un gouvernement est de BIEN gérer afin que la population subvienne à ses besoins. Si vous voulez rester dans votre carré de sable, libre à vous, mais je tiens à préciser que j’en suis sorti dès l’âge de 6 ans; quel âge ont nos politiciens ?Services Multiblast Inc