Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Réserve La Vérendrye : la tour Larouche est à mi-chemin!




S’il y en a parmi vous qui trouvent ça long de traverser la réserve La Vérendrye, sur la route Transcanadienne 117, j’ai trouvé un truc pour que le trajet vous semble moins pénible et pour que le voyage soit plus endurable, psychologiquement.

Par Ghislain Loiselle

Voici. J’ai calculé qu’il y a très exactement 250 kilomètres entre la sortie du village de Grand-Remous et l’entrée du village de Louvicourt. Si on coupe ce nombre en deux, on obtient 125 km, n’est-ce pas? Or, que l’on parte de Louvicourt ou de Grand-Remous, après 125 kilomètres de route, on retrouve un point central qui nous permet d’affirmer « eh bien voilà, j’ai réalisé la moitié du parcours, je viens comme d’atteindre le sommet de la montagne, et maintenant, je descends ».

Ce point central, c’est la tour Larouche, bien visible la nuit et même le jour. Fait intéressant et un peu surprenant, le point milieu est donc  incidemment une colline. En plus de la tour Larouche, il y a là le ruisseau Larouche, un petit lieu de camping il me semble, et les panneaux touristiques identifiant d’un côté l’Outaouais et de l’autre l’Abitibi-Témiscamingue. C’est vraiment une limite.

Ç’a l’air de rien, mais un voyage d’une certaine longueur (ou d’une longueur certaine) ne peut que jouer sur le psychologique. Il ne peut être que sain de se donner des petits trucs pour garder un bon moral sur la route. Et si un endormitoire vous prend, un lieu à mi-chemin comme celui-là peut être un bon endroit pour s’arrêter un petit 15 minutes afin de s’assoupir un peu, voire pour faire une microsieste, question de recharger un peu sa batterie biologique. Il n’y a rien de pire que de combattre le sommeil pendant qu’on conduit. On peut alors s’endormir au volant et se tuer, en plus de donner la mort à d’autres usagers de la route. Comme le dit la publicité du Québec: mort au volant, arrêtez vous avant.

Pour d’aucuns, traverser le  »parc » La Vérendrye peut être quelque chose de très agréable et facile. Tant mieux. L’information que je communique aujourd’hui sur le point de repère Larouche pourra toujours être utile, sinon aux heureux voyageurs, du moins à d’autres trouvant la  »trans-abitibienne » peut-être longue, dure à faire et monotone, malgré la qualité évidente de la route.