Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

Les véritables réfugiés

 

 

 

 

Le 12 janvier 2010, vous vous en souvenez? Sûrement pas, mais si je vous parle du tremblement de terre en Haïti, cela risque de faire sonner une cloche dans votre tête. Pourquoi j’en parle? Parce que la plupart des migrants qui sont présentement logés au Stade Olympique sont d’origine haïtienne et que ces mêmes personnes avaient un statut spécial aux États-Unis.

Or, devant la menace de l’administration Trump de renvoyer dans leur pays les gens de cette communauté, beaucoup se sont tournés vers le Canada en passant par le Québec. Mon chef Adrien Pouliot exprime très bien ce que je pense de cette situation : « Ces Haïtiens sont aux États-Unis depuis le séisme de 2010. Ils se sont probablement trouvé un boulot, ont acquis des habilités, et ont peut-être même étudié et épargné des sous. Ils parlent français, certains sont peut-être éduqués. Ils s’intégreraient facilement à la communauté haïtienne québécoise. Alors pourquoi ne pas passer par le processus de demande d’immigration économique au lieu de “couper la file” en tentant de nous faire croire qu’ils seront persécutés s’ils retournent dans leur pays? »

(https://www.facebook.com/adrienpouliotpcq/posts/1465793960172102)

La réponse à la question que pose mon chef est très simple : notre système d’immigration est absurde à un point où être réfugié ou entrer illégalement te permet d’avoir plus de chances de demeurer dans le pays d’accueil que de passer par les procédures légales. Juste l’écrire ou le dire à haute voix sonne absurde, alors qu’attendons-nous pour réfléchir à une solution qui ait du sens? Lorsqu’on parle de réfugiés, nous devrions parler de gens qui fuient un pays en guerre ou détruit par une catastrophe naturelle, pas de gens qui ont fui depuis déjà sept ans et qui ont sûrement eu le temps de s’installer et de remonter la pente. Pendant ce temps, des gens qui passent par les procédures légales se battent pour pouvoir demeurer dans le pays (http://www.journaldequebec.com/2017/08/06/leur-arrivee-au-quebec-se-transforme-en-cauchemar).

D’ailleurs, j’entends souvent des gens se plaindre que les réfugiés ont droit à des services sociaux plus avantageux que ceux des citoyens canadiens, particulièrement venant des gens de droite. Je vous avoue que je trouve cela plutôt ironique que ce soient les gens de droite qui défendent l’égalité en disant « nous on a même pas ça » et que ce soient les gens de gauche qui trouvent que cette situation est bien correcte, car les réfugiés ont souvent besoin de l’aide offerte.

J’aimerais vous rappeler l’une des quatre valeurs que Maxime Bernier a mise de l’avant lors de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada : l’équité. Équité signifie donner aux gens ce dont ils ont besoin, alors que l’égalité, c’est donner à chacun la même chose. Est-ce que nos réfugiés ont besoin de soins, d’argent, d’un toit? La réponse est définitivement oui. La véritable question que l’on doit se poser est : qui sont les véritables réfugiés?

Où est-ce que tu t’en vas avec ça, mon Sam?

Ma conclusion est très simple, je pense qu’actuellement, notre système d’immigration est une vraie farce et que la nature humaine fait en sorte que des gens essaient de profiter des avantages que le Canada a à offrir. Je ne peux pas leur en vouloir, mais je me permets d’en vouloir à notre très cher Justin Trudeau qui voit chaque réfugié et chaque immigrant comme un électeur libéral potentiel et qui n’hésitera pas à laisser les barrières ouvertes malgré les coûts (parce que oui cela coûte de l’argent soigner, loger, nourrir et vêtir des gens, ce n’est pas gratuit) et les injustices envers ceux qui utilisent la procédure légale d’immigration.