J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

Se salir les oreilles à écouter du ‘’petit monde’’

 

 

 

 

Jessie Mc Nicoll

Depuis la crise des accommodements supposément raisonnables et la Commission Bouchard-Taylor, l’instrumentalisation par les différents partis pleutro-politiques de la problématique identitaire slash sélection slash intégration des immigrants a été complètement spectaculaire.

Qu’on pense à l’expulsion du caucus libéral de la très islamophobe musulmane Fatima Houda-Pepin. À l’expulsion du caucus bloquiste de la très xénophobe chrétienne originaire de Côte-d’Ivoire Maria Mourani.

À l’élection déclenchée prématurément par Pauline Marois, malgré la loi sur les élections à date fixe, dans l’espoir d’imposer la petite partie de la Charte à Drainville qui divisait la population, alors que plus de 90% des Québécois adhéraient à tout le reste de la proposition. Ou à la déclaration que le Premier Ministre Couillard a faite sans même sourciller, à l’effet que « l’intégrisme est un choix personnel »…

Ce qui ressort comme une tragique évidence, c’est qu’aucun parti ayant des représentants à l’Assemblée nationale n’a le début de l’ombre d’une intention de peut-être vaguement chercher une solution à cette crainte grandissante que vivent bon nombre de Québécois. Pire encore, personne ne daigne écouter les préoccupations des citoyens ordinaires. Ouache! Toujours ben pas pour se salir les oreilles à écouter du « petit monde »…

Dans le contexte spécialement politico-toxique qui règne au Québec, et constatant le stoïcisme des Québécois face à une possible attaque nucléaire de Kim Jong-Goug-Un, cet été, des journalistes ont choisi de troquer la maladie du hamburger et le bouillon de bactéries à la piscine pour agiter l’épouvantail de l’extrême droite au Québec.

Rappelons tout de même que les journalistes radio-canadiens, qui jouissent d’importantes subventions du fédéral, ont une motivation intrinsèque, à la limite du conflit d’intérêt, à qualifier tout ce qui est à droite d’extrême… D’un coup que les gens de droite s’uniraient, ils pourraient prendre le pouvoir dans un avenir rapproché. Ça pourrait mettre la hache dans leur budget, c’te monde-là!

Et puis les autres journalistes, ne bénéficiant pas des mêmes largesses publiques, sont soumis à la dictature du clic. Les Anti-fa étant de gauche, ils ne peuvent quand même pas les encombrer de l’épithète extrême. Alors on prend quelques malhabiles déclarations de certains membres de leur groupe et on s’assure de discréditer toute personne réclamant d’être écoutée sur la question identitaire, l’immigration ou même l’accueil aveugle – à nos frais – de tous les demandeurs d’asile entrés illégalement au pays, et ce, à des fins manifestement partisanes.

Dire que quelqu’un est de l’extrême droite, c’est comme l’accuser d’être une réincarnation hitlérienne, mais sans atteindre le point Godwin.

Au Québec, on ne peut être extrême que si on est à droite. On peut blesser des policiers, casser des vitrines ou défoncer la porte du bureau d’une ministre, si on porte un carré rouge ou autre symbole de la gauche; on aura agi pour le Bien Public.

On passera sous silence que l’école primaire de St-Sylvère, au Centre-du-Québec, a brûlé cette semaine. Perte totale à 2 semaines de la rentrée. Pour ajouter au drame, c’était une école spécialisée pour des enfants aux besoins particuliers.

Photo des restes de l’école Le Rucher de St-Sylvère, prise par moi au lendemain de l’incendie.

Mais qu’importe, la majorité des Montréalais sont incapables de situer St-Sylvère dans la bonne région administrative et on ne peut quand même pas faire une grande corvée de gauchistes pour la reconstruire en vitesse, ce serait tellement anti-syndical… So-so-so!

Alors il n’y a pas de cause, pas d’intérêt. En tous cas, pas pour la gauche montréalaise qui importe des contre-manifestants à Québec, méchante ville d’essstrême-drettissses et de libertarés qui, sans l’apport des contre-manifestants de l’extrême-gauche montréalaise, oseraient, ô scandale, manifester pacifiquement!

Pendant qu’on assiste à une multiplication des « sorties du placard », la droite québécoise subit des attaques insidieuses visant à l’y faire rentrer. Il est temps de dénoncer ce mal qui atteint le gravement le Québec : l’extrême-droitophobie.

Non, questionner les diktats politiques de la gauche n’a rien d’extrême.