Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Chasse à l’orignal : interdisons le veau en même temps que la femelle!

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Je ne vois pas pourquoi le veau orignal n’est toujours pas systématiquement interdit de chasse les années où on ne peut chasser la femelle, dans la zone 13 correspondant à l’Abitibi-Témiscamingue.

Par Ghislain Loiselle

Si le fait d’abattre un faon orignal n’a aucune incidence négative sur le cheptel, ainsi que l’affirment les biologistes, alors le fait d’en interdire la chasse en même temps que la femelle n’aurait également aucun impact négatif! Alors?!

En fait, interdire le bébé orignal en même temps que la mère éviterait tous les problèmes de confusion qui peuvent survenir lorsqu’apparaît le petit pendant la chasse à l’orignal, lequel on peut confondre avec la femelle, de loin.

Avec une interdiction formelle, on n’aurait pas à vivre ces situations ambiguës qui peuvent coûter cher au chasseur qui se trompe.

Prenez, par exemple, mon frère et moi. Nous sommes tombés sur une femelle et un veau, à Belleterre, Témiscamingue, il y a quelques années, alors que la chasse à la femelle n’était pas permise. Mon frère a tiré le veau qui a été blessé et moi je l’ai achevé avec une deuxième balle. Or, arrivés à la bête, on a constaté que le faon en question était pas mal gros. Cela me surprenait. Je me disais qu’il ne pouvait pas s’agir d’un petit du printemps, tellement il était massif. À l’enregistrement, le mandataire l’a inscrit comme adulte. Il s’est avéré que l’animal avait des petites cornes, sous les poils. Il s’agissait donc, selon toute vraisemblance, d’un orignal de l’année d’avant qui s’attardait encore avec sa mère après un an et demi. Enfin, j’imagine bien. À moins qu’entre le printemps et l’automne de cette année-là, le jeune orignal ait pu profiter à ce point qu’il était loin d’être un petit veau, bien qu’il était beaucoup plus petit que sa mère.

Si le veau que nous avons abattu avait été une femelle, nous nous serions retrouvés dans la merde, si je ne m’abuse. Si par contre le veau avait été interdit en même temps que la femelle, mon frère et moi n’aurions tout simplement pas tiré.

Je n’en dis pas plus. C’est au ministère de prendre les décisions à cet égard. Je sais que des zones d’exploitation contrôlée interdisent parfois la chasse au veau même lorsqu’elle est permise ailleurs dans une zone. En attendant, je ne comprends absolument pas comment il se fait que je sois obligé d’expliquer ces choses si logiques qui éviteraient tellement de troubles, amendes, tracas, etc., alors que je suis sûr que les chasseurs sont de bonne foi, à la base. Ce serait tellement facile de procéder dans le sens que je le dis.

Il faut aussi se dire qu’on pourra toujours chasser mâle, femelle et veau une année sur deux. Alors, je ne vois pas le problème. J’ai tout dit. La balle (pas l’ogive) est dans le camp des décideurs.