Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Graffitis, incendies criminels, méfaits… bravo, les pas brillants!

Chef a domicile


Pitoyable.

Je ne veux pas insulter le porc, cet animal considéré à tort comme impur par certaines religions. Donc, je ne traiterai pas de cochon celui (ou ceux) qui a récemment fait des graffitis sur les portes d’un hangar dans le Vieux-Noranda, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec.

Par Ghislain Loiselle

Il mérite par contre le qualificatif de salaud. Ne faut-il pas être un salopard, en effet, pour commettre un tel méfait sur la propriété privée, qu’elle soit résidentielle, commerciale, industrielle ou institutionnelle?! En façade, sur le côté ou dans une ruelle.

Depuis le nombre d’années que de tels délits sont commis, faut-il comprendre que l’excuse de l’erreur de jeunesse est excusable? Car est-ce qu’on s’entend pour dire que ce ne sont certainement pas des personnes âgées qui s’en prennent ainsi aux biens d’autrui? Pour moi, un graffiti, c’est comme l’oeuf par rapport au boeuf. Il y a un adage à cet égard. Le problème, c’est dans la tête de l’individu qu’il se trouve. Inconscience des dommages causés? Haine? Vengeance? Esprit destructeur? Artiste qui amorce sa carrière en faisant de la merde? Personne ne viendra me dire que les portes de garage du monsieur et de la madame valent plus cher, maintenant qu’il a une signature merdique dessus. Sûrement que celui ou ceux qui l’ont fait son de futurs Picasso. Tant qu’à moi, c’est plus un Picolo qui a fait ça. Blanche qu’elle est, en plus, la porte. Bravo. Si elle avait été blanche, j’imagine qu’on aurait utilisé du noir. En passant, la deuxième porte a également été autographiée avec un dessin relevant résolument plus du chaos que de la création et de l’évolution. Déchet! Ordure!

C’est comme le feu. Des erreurs de jeunesse, sans doute. Une première en 1983 au pont de Grassy Narrows, à Moffet, Témiscamingue. Une deuxième par la relève, en 2015. Et c’en est fait d’un joyau historique. Certains diront que c’était de toute façon une épave. Probablement que le message a été capté dans la tête des auteurs amateurs de pyro. On ne viendra pas me dire que c’est un vieux qui a fait ça! J’imagine un vieillard de 85 ans, belliqueux, allumer son feu dans un des piliers du pont en maugréant : « le sti de ministère de la Colonisation de marde, y va payer en criffe!  Pis le curé Labelle aussi, tu vas voir! En veux-tu du gaz pis du feu, tiens toé! Crisse de gouvarnement! » Bien oui.

Ce qui me vient à l’esprit, c’est : jeunes trop laissés à eux-mêmes, sérieux manque d’éducation, délinquance, manque de jugeote, etc. Mais qu’est-ce qu’on peut donc faire pour se prémunir contre ce fléau des graffitis, des incendies criminels, des méfaits comme les antennes d’auto cassées en passant? Fouillez-moi! Je l’ignore totalement. Il me semble que rendu en 2017, si ça continue, c’est qu’il n’y a rien à faire. Il faut endurer. Et juste trouver débiles ceux qui font ça. Et payer des primes d’assurance toujours plus élevées, parce que le risque est trop grand. Surtout dans certains quartiers peut-être. Demandez aux compagnies. Lamentable. Une chose est sûre. C’est qu’il y a abus de la liberté. Ça, c’est certain. Si de la jeunesse s’occupe à ça, c’est qu’elle ne s’affaire pas à autre chose de constructif, élevant, enrichissant… Et, comme je l’ai souvent dit, si la majorité souffre, c’est souvent à cause d’une minorité qui n’est pas réglée. Elle commence souvent là, la criminalité. Par de petits gestes. Ensuite, ça peut, ça peut… ça peut devenir majeur. Mais enfin, j’imagine que toute erreur de jeunesse n’est pas nécessairement suivie d’erreurs de « vieillesse », si vous me passez l’expression.