La fierté d’un peuple réside dans son épanouissement

Chef a domicile


Jean Bottari

Pendant que leur peuple crève littéralement de faim, le ministre des Affaires étrangères Antonio Rodrigue et Stéphanie Auguste, ministre des Haïtiens vivant à l’étranger, se pavanent à Montréal en signe de solidarité, disent-ils.

STEPHANIE AUGUSTE

« Ils sont Haïtiens; bien sûr qu’ils peuvent revenir en Haïti », déclare le ministre Rodrigue.

ANTONIO RODRIGUE

Convenons cependant qu’il serait difficile pour Haïti de gérer la venue des ressortissants de cette soudaine vague .

« On doit encore se remettre sur la bonne voie après le séisme de 2010 », dit-il.

Loin de moi l’idée de me déclarer soudainement expert en politique étrangère, mais force est d’admettre que ces deux ministres seraient bien plus utiles en Haïti. Ils devraient tenter de tout faire afin que leur peuple cesse de fuir ce pays où la soif de pouvoir politique l’emporte sur le bien-être de la population.

Veulent-ils simplement se donner bonne conscience en démontrant qu’ils se soucient du sort réservé aux migrants haïtiens? Si tel est vraiment le cas, monsieur Rodrigue et madame Auguste devraient, dès leur retour dans leur pays, mobiliser la classe politique, la population, ainsi que les politiciens de tous les pays afin de reconstruire ce pays le plus rapidement possible et donner les moyens aux Haïtiens pour qu’ils puissent enfin se prendre en main. La fierté d’un peuple réside dans son épanouissement.