Samuel Fillion-Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

Les transgenres sont des êtres humains comme les autres

Je vais vous avouer que je n’en reviens pas d’être en train d’écrire cette chronique, car je ne pensais jamais qu’on aurait à revivre un débat semblable à celui concernant les homosexuels dans l’armée, débat qui n’est pas si lointain, même si des gens semblent l’avoir oublié.

Depuis que Donald Trump a décrété que les transgenres ne pourraient intégrer l’armée américaine, j’ai vu des commentaires de toutes sortes dont certains qui m’ont carrément fait tomber en bas de ma chaise.

Dire que les transgenres n’ont pas la capacité mentale pour être dans l’armée n’a absolument aucun bon sens et ce n’est basé sur aucune étude sérieuse. Certes, il est possible de développer des troubles de l’humeur pendant le processus de changement de sexe… tout comme il est possible pour n’importe qui d’en développer à n’importe quel moment de sa vie.

La question de l’intimidation n’est pas non plus une justification; une personne intimidée pendant son enfance peut éventuellement avoir moins confiance en elle, mais est-ce que cela signifie qu’elle est mentalement atteinte? Je ne pense pas.

Ici, nous avons un peu la même situation qu’avec le registre des armes à feu. On ne s’attaque pas au problème de base qui est le même dans les deux situations : la santé mentale. Il est clair que je ne donnerais pas une arme à quelqu’un qui est atteint d’un trouble de l’humeur; toutefois, le sexe de la personne n’est pas un facteur à considérer.

Une chose avec laquelle je suis d’accord, c’est que les frais médicaux pour le changement de sexe ne devraient pas être couverts par l’armée si une personne en transition y entre, mais cela s’arrête là.

Sinon, est-ce que j’ai besoin de rappeler que les personnes transgenres sont des êtres humains avec toutes les caractéristiques qui viennent avec? De plus, on ne parle pas ici de pédophiles qui font du mal à d’autres êtres humains, mais bien de personnes qui ont le même souhait que tous les autres humains, c’est-à-dire être heureux et mener une vie tranquille sans discrimination.

Où est-ce que tu t’en vas avec ça mon Sam?

En ce moment, je me lève, je regarde dans ma bibliothèque et j’ouvre mon DSM V. Je constate qu’il n’existe aucune maladie qui s’appelle le « transgenrisme » ou quoi que ce soit s’y rapprochant. L’idiotie, par contre, était dans une ancienne version du DSM et je constate qu’elle a disparu, mais seulement du livre, pas des réseaux sociaux ou du jugement de certains.