Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Quand des chiens en laisse longue sèment la crainte sur les trottoirs

Chef a domicile


Que pensez-vous de celui qui promène son chien en laisse sur un trottoir et qui n’empêche pas ce dernier d’atteindre tous les piétons qu’il rencontre, enfants, femmes, hommes, parce qu’il ne met pas sa laisse courte et ne retient aucunement son animal?

Par Ghislain Loiselle

Moi, j’appelle un tel individu un abruti et je crois qu’en pareil cas, il y aurait lieu d’alerter la police, même si rien n’est arrivé! Je pense que l’ordre, la paix et la sécurité publique sont alors compromis.

Pourquoi? Parce qu’il n’est pas normal qu’on ne se sente pas en sécurité sur nos trottoirs et que des propriétaires de chiens fassent en sorte que des piétons craignent l’arrivée de ce chien en laisse longue devant eux. Quand c’est rendu que, par prudence, tu débarques presque du trottoir pour laisser passer ce duo, tu ne vis plus en paix dans ta ville! L’animal prend ta place. La dignité de l’homme est atteinte.

La question n’est pas de savoir si c’est attribuable à la peur des chiens. C’est tout simplement le gros bon sens qui doit prédominer. Dimanche dernier, ce sont deux propriétaires marchant ensemble, côte à côte, avec deux chiens identiques, en plus des pitbulls qui ont si mauvaise réputation, que j’ai croisés sur le trottoir nord de la rue Perreault Est, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec. Ç’aurait été une autre race de chien que ça aurait été pareil. Les deux chiens, s’ils avaient été dangereux, auraient pu m’atteindre. Et c’est ça qui n’est pas normal. Il est là, le problème. De plus, aucun d’eux ne portait de muselière. C’est inacceptable! Je n’ai tellement pas aimé qu’un des chiens me touche de son museau que j’ai dit au sans-dessein qui était au bout de la laisse : « Tiens-le, ton chien! » Non, vraiment, ça ne se peut pas.

Un peu plus tard, j’ai vu, en circulant en automobile, deux propriétaires de chiens qui jasaient au coin d’une rue, et chacun des chiens portait une muselière. Eux, ils étaient des gens civilisés, respectueux des autres. Cet équipement empêche la gueule du chien d’ouvrir assez grande s’il voulait mordre. C’est au cas où. Une bête reste une bête. Et la laisse courte est l’autre instrument pour garantir la sécurité, sinon le confort des citoyens.

Comment peut-on prévoir quel sera le comportement d’un chien en laisse longue qu’on ne connait pas, lorsqu’on arrive à sa hauteur, seul, ou pire, avec un enfant et même, par exemple, avec notre chien? On ne devrait jamais avoir à négocier avec pareil scénario. Les choses doivent être claires, là-dessus. Il y a des règlements! Et ils sont là pour être respectés. J’espère de tout coeur que des amendes vont être servies pour les fautifs si des policiers viennent à être appelés.

Une laisse courte! Une photo de muselière avec ça?

Je pense qu’il va vraiment falloir mettre son pied à terre à l’égard de telles situations, dans notre société. Ce n’est pas vrai qu’on ne va plus pouvoir vivre en paix dans nos rues. Il y a bien assez qu’il faut se méfier de certains humains. C’est comme ça avec tout ce qui arrive de nos jours. Certains propriétaires de chiens qui, de toute évidence, prennent un malin plaisir à semer la crainte et l’inconfort chez les passants en promenant leur impressionnant animal canin sont, à mon sens, des individus vraiment problématiques en nos murs. Et il va falloir y voir! Voici un article aveec sources à cet effet.

Québec prévoit encadrer les chiens selon leur degré de dangerosité

PUBLIÉ LE MERCREDI 12 AVRIL 2017 À 21 H 14 | Mis à jour le 13 avril 2017 à 10 h 49

Photo : iStock/cynoclub