Propriétaire de AGM Sécurité, Président du collectif Tous contre un registre québécois des armes à feu (TCRQ), candidat du Parti conservateur du Québec, formateur en maniement des armes à feu, passionné par les questions de sécurité publique et tout ce qui a trait à défense légitime avec arme à feu et ce qui l’entoure. Prône les valeurs de liberté et de responsabilité individuelles et qualifié d’anarchiste par le Ministre Martin Coiteux

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Ariel Gauthier, 10-04 Média

Dimanche dernier, un jeune homme de 23 ans est devenu le plus récent des suicidés par policiers au Québec en 2017.
En 2016, les policiers du Québec étaient bons premiers au Canada dans la catégorie « civils tués par policiers ».

Ariel Gauthier, 10-04 Média

La majorité de ces victimes sont des gens non-criminalisés en situation de détresse psychologique, de trouble de santé mentale ou d’intoxication. Depuis le début de l’année, le nombre est en augmentation. Il ne serait pas surprenant que nos gendarmes remportent la coupe pour une 2e année consécutive.

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Il va sans dire que le choix de nos gouvernements de vouloir contrôler les problèmes au lieu de les attaquer directement à la source n’aide pas cette situation.

Quand je parle de détresse ou de trouble de santé mentale, il faut comprendre que je ne parle pas uniquement des gens qui ne sont pas en mesure de vivre une vie normale sans médicaments, mais aussi de gens sans histoire qui ont de la difficulté à passer à travers une situation qui trouble leur jugement. Perte d’emploi, problèmes financiers et séparation ne sont que quelques exemples qui peuvent amener une personne à commettre un geste insensé. Des gestes regrettables comme attenter à sa vie, apporter dans la tombe d’autres personnes avec elle ou faire en sorte qu’une autre personne appuie sur la détente pour lui faciliter la tâche…

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Quand une personne est tuée par un policier dans ce genre de circonstances, l’incompréhension s’installe dans la population. Plusieurs, à défaut de connaître la difficulté du tir défensif de dernier recourt, iront immédiatement à la conclusion que le policier a mal agi. D’autres sortiront de grands principes d’ordre public pour affirmer qu’il le méritait. Plus vous êtes proche de l’individu, plus vous serez enclin à mettre la faute sur le policier et à demander réparation. Ce qui est tout à fait normal et on ne peut plus humain. Vous venez de perdre un proche, vous vivez l’incompréhension du geste, la culpabilité de ne pas l’avoir vu venir, de ne pas avoir pu l’empêcher et, de surcroît, un policier l’a abattu « sans raison valable » selon vous.

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Quand ce type de nouvelle fait la manchette, tous deviennent de grands spécialistes en interventions policières.
« Pourquoi les policiers n’ont pas utilisé le Taser Gun, le poivre de Cayenne, des balles de caoutchouc, un filet, un dard paralysant ? »
« Pourquoi ne lui a-t-il pas tiré dans une jambe ou un bras ? »
« Pourquoi ne l’a-t-il pas laissé partir? C’est la police qui l’a crinqué! »
« Voyons! C’était simplement un couteau! »
Vous savez un simple stylo peut être une arme mortelle et une personne qui cherche le trouble ne doit pas être surprise de le trouver.
Ce sont des questions qui reviennent toujours.
La réponse est souvent que le policier ou policière avait moins de 1,6 secondes pour réfléchir et réagir. (1,6 secondes est le temps que prend une personne pour dégainer son arme et faire feu, et le temps qu’un individu prend pour parcourir 21′)

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Dans la situation où la personne avance vers vous avec un couteau, c’est la force létale qui s’applique à moins d’être en mesure de courir plus vite dans l’autre sens.
Pour que l’option de tirer dans un bras ou une jambe puisse être applicable, il faudrait commencer par prendre le temps de viser et, si possible, attendre que l’individu fasse la statue pour faciliter le tir. Un individu en crise peut-être encore très menaçant avec un seul bras et une jambe qui traîne.
Une personne qui tire en situation de stress n’arrive pas à viser et encore moins à faire un « grouping » dans moins de 12″.

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Je me rappelle quand j’ai suivi le cours de « port d’arme et légitime défense »; nous étions tellement fiers de nos beaux « grouping » de 2 » à une distance de 21′ en tir statique, le tout en séquence d’une balle par seconde. Quand nous sommes tombés dans les scénarios de tirs réels, quelle désolation de voir que sur 10 balles, une ou deux avaient atteint la masse!

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Les seules occasions où une arme non-létale peut être efficace, c’est quand l’individu n’est pas une menace imminente, s’il y a possibilité de négociation ou si vous avez un partenaire fiable qui tient l’individu en joug avec son arme et qui est en mesure de faire un tir mortel dans la seconde qui suit un éventuel échec de l’arme intermédiaire…
Remarquez que beaucoup de vies pourraient être sauvées si on avait un Taser par véhicule plutôt qu’un Taser par superviseur. Mais on n’a pas les moyens de payer à la fois les armes intermédiaires et la formation pour les utiliser correctement quand les choix politiques exigent de créer à grands frais un registre ( si ça peut sauver une seule vie! ) des armes achetées et possédées légalement par des citoyens 3 fois moins à risque de commettre un homicide que le reste de la population, on fait avec les restants. Et tant pis pour les morts!

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Contrairement à ce que la population croit, les policiers n’ont pas le devoir absolu de sauver un individu dangereux pour lui-même. Ils ont le devoir de faire en sorte que cet individu ne devienne pas une menace pour le reste de la population qui croisera son chemin. Il n’y a rien de simple à devoir faire ce choix. Tirer sur un individu pour la seule raison qu’il a perdu la tête n’est pas gratifiant. Lui enlever la vie, encore moins.

Ariel Gauthier, 10-04 Média

Si les policiers au Québec sont bons premiers quant au nombre de civils tués par année, c’est qu’il faut revoir la façon d’intervenir. La nature de leur travail a grandement changé depuis quelques années, dû au fait qu’ils font de plus en plus face à des gens en détresse psychologique et/ou intoxiqués.
Les méthodes d’interventions doivent être adaptées à la réalité d’aujourd’hui et à l’environnement qui entoure les scènes.

10-04 MÉDIA

Autant il est simple d’isoler une personne dans son logement le temps qu’il se calme, autant il est impensable de laisser une personne fuir en voiture ou à pied après qu’il ait menacé des citoyens ou des policiers.
Est-ce que le policier a bien agit?
A-t-il été trop vite?
Nous verrons…

Pour l’instant, dites-vous qu’une personne qui vit des moments difficiles ne mérite pas d’être abattue. Et que la dernière chose que tous nos policiers qui ont fait le serment de « protéger et servir » ont envie de faire, c’est bien de se transformer en arme létale pour un désespéré qui voulait mourir sans se salir les mains.