Cold Heimatlos est un chroniqueur à la plume irrévérencieuse, aux commentaires cinglants et à l’humour qui fait grincer des dents. Enseignant au niveau professionnel, auteur d’un roman noir, sa plus grande préoccupation est l’état lamentable dans laquelle se trouve la relation entre l’Homme et la liberté. C’est sous cet angle qu’il aborde ses sujets : le rétrécissement constant des libertés doit être expliqué et compris par le citoyen avant d’être dénoncé. Il s’insurge devant la douce et thérapeutique dictature de l’État et du dressage sensitif de l’Homme. Cette citation reflète sa pensée :
« Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et de leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation. »
– Alexis Carrel in L’Homme, cet inconnu

Indignez-vous…

 

 

 

 

Par Cold “Macht Frei” Heimatlos

Le CNTRL définit l’indignation comme suit : Sentiment de colère et de révolte suscité par tout ce qui peut provoquer la réprobation.

En 2012, je me payais quotidiennement la tête des « carrés rouges » et plus particulièrement celle de leurs énergumènes : les « pieds pas propres » qui déblatéraient, à qui voulait bien l’entendre, un océan de lieux communs et de revendications insensées. L’étudiant articulé, avec un argumentaire réfléchi, ne faisait nullement les frais de mes moqueries. Ce fut la même chose avec les acteurs de l’éphémère organisation Occupons Montréal et aujourd’hui, je le fais avec ceux de la Meuhhhte et de L’Alliance des Tempêtes, rien n’a changé; si ce n’est le nom. Un groupe demeure un groupe. Par contre, avec les deux derniers, la particularité est que je ne peux m’en prendre au fondement de leurs idées, puisqu’il y a un peu de bon sens dans leurs questionnements, malgré tout, et contrairement aux propos des groupuscules gauchistes.

La Meute contrôle les publications de ses membres sur sa page afin d’éviter les dérapages. Par chance ! Mais pourquoi ? Laissons parler le meutard commun… Idem avec tous les membres d’autres groupes, identitaires ou inclusifs, de gauche comme de droite, socialo-communistes ou néonazis… De quoi ces groupes ont-ils peur? Qu’on voit le vrai visage de la base militante ?

Ce qui m’énerve, surtout avec les identitaires, et parce que c’est acquis avec les gauchistes, c’est qu’ils ne vous accordent aucun droit de critique. Hier, j’ai caricaturé un « membre » du groupe Storm Alliance – à l’image exacte d’un pauvre type rencontré le jour d’avant, inapte à former une phrase simple, mais ô combien capable de cracher les idées les plus basses – et de suite, les commentaires sont apparus : je serais un être méprisant, condescendant; ça ne se fait pas un truc pareil… Ça suscite l’indignation de la bande, donc par ricochet, je suis devenu un vendu au Parti libéral, un inclusif… un larbin ! Je mérite le goulag par décret stalinien…

« Tu ne dis pas comme nous ou comme le chef, t’es pas des nôtres, alors tu es des leurs… »

Euh, non… Je suis seul ! Je n’ai pas de groupe, pas de Chef ou de mâle Alpha ou de commandant ou de sergent-major, personne à suivre; si ça me tente j’y vais, sinon je reste chez moi et si ça me plaît, tant mieux, autrement je le dis…

Quand le journal satirique – de gauche – Charlie Hebdo fut victime d’une attaque terroriste vicieuse, une saloperie perpétrée par des islamistes en manque d’attention, plusieurs identitaires québécois se sont bêtement affichés « je suis… » défendant le droit de ce journal à se moquer librement de Mahomet… Noble décision que je partage avec eux. Mais si ces groupes identitaires s’indignent dès que vous parlez d’eux, d’une façon qui ne les montre pas sous leur meilleur jour, les membres vous censurent et tentent de vous faire bloquer et vous injurient et vous dénoncent, que dois-je faire pour qu’ils défendent mon droit à la libre expression ? Me laisser abattre d’un coup de 30-06 ?… Faudrait qu’on m’empale, qu’on me pende par les couilles, qu’on m’explose ou qu’on me décapite ? Ainsi il y aura peut-être quelques timides « Je suis Cold Heimatlos » sur Facebook. Il y a quelques semaines, j’ai fait un gag sur Xavier Camus, un type que je n’aime pas et eux encore moins… Les meutards ont partagé, ils ont ri, je m’attendais au pire et puis rien, on m’a laissé le droit de rire du philosophe…

C’est con comme ça le peuple : ça revendique le droit à la liberté d’expression pour un mort, parce que vivant il est chiant, parce qu’il pourrait ne pas dire comme lui, qu’il n’écrive pas ce qu’il veut lire et qu’il se moque de lui… Le peuple est une salope.

On est tous le fasciste d’un autre…

P.S. J’ignore combien de vierges offensées me reprocheront mon “nickname” de mauvais goût ?