Étudiant en Enseignement Secondaire en Univers Social et de l'Éthique et Culture religieuse. Militant pour le Parti Conservateur du Québec.

Et si René Lévesque était vivant?







Est-ce que vous vous ennuyez de René? Moi oui. Même s’il était déjà mort depuis 17 ans à ma naissance, je m’imagine très bien à quoi devait ressembler le Parti québécois quand il en était le chef. C’était la belle époque où la gauche et la droite étaient unies sous une même bannière pour défendre, admettons-le, le projet de société le plus ambitieux que le Québec a jamais eu. Cette époque est malheureusement révolue.

Après le départ de Lucien Bouchard, les droitistes du PQ ont quitté le navire et le parti est tombé entre les mains de la gauche, brisant ainsi la coalition de gens qui s’étaient unis dans le but de faire du Québec un pays. Toutefois, il faut savoir que le départ de l’ancien premier ministre n’est pas la seule cause de la cassure au PQ. En effet, après avoir lu Attendez que je me rappelle, les mémoires écrites par René Lévesque après son départ du PQ, j’ai lu des choses qui m’ont choquées. En effet, le Beau Risque n’a pas fait l’unanimité et ce fut la première cassure qui eut lieu au sein du Parti québécois et après l’échec de Meech et de Charlottetown, Lévesque se fait montrer la porte de son propre parti par l’aile indépendantiste radicale. Deux ans plus tard, Tit-Poil était décédé d’une crise cardiaque… une bien triste fin si vous voulez mon avis.

Lorsque j’ai vu le résultat du vote de confiance de Lisée, j’ai vu beaucoup de gens dire que ce nombre ne veut rien dire et que les membres du PQ savent qu’ils ne peuvent pas se permettre de mettre leur chef dehors à un an des élections générales, mais je crois que même si le Congrès avait eu lieu bien avant, le résultat aurait été entre 5% et 10% plus bas maximum. La raison étant que Jean-François Lisée est un socialiste et que son parti en est rempli. Nous avons pu le constater lors de la tentative de rapprochement avec Québec Solidaire et lors du vote de la proposition sur la diminution graduelle du financement des écoles privées (proposé également par Québec Solidaire).

(http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-quebecoise/201709/10/01-5131906-ecoles-privees-le-pq-veut-diminuer-le-financement.php).

Néanmoins, ce qui nous montre le vrai visage de Jean-François Lisée, c’est son livre Comment mettre la droite K.O. en 15 arguments. Rien que le titre a de quoi faire sourire les gauchistes et faire frémir les droitistes. Par ailleurs, je tiens à mentionner qu’Adrien Pouliot, dans son ouvrage Des idées pour débloquer le Québec a détruit chacun des arguments de Jean-François Lisée avec des chiffres et des statistiques basées sur des progressions de plusieurs années et non pas seulement une à laquelle on fait dire ce que l’on veut.

Le Parti québécois n’est plus que l’ombre de lui-même et n’a plus aucune raison d’exister. Je sais que Lisée a parlé de René Lévesque lors de son interminable discours d’une heure et vingt minutes, mais si Lévesque revenait à la vie aujourd’hui, il renierait son ancien parti et il serait avec la Coalition Avenir Québec. Lorsque les militants du Parti conservateur du Québec disent que la CAQ est le PQ 2.0, cela n’a rien à voir avec les programmes qui, à part sur les enjeux identitaires et l’interventionnisme de l’État, sont différents l’un de l’autre.

La CAQ est simplement le parti que le PQ aurait dû devenir après l’échec du référendum de 1980 et même après celui de 1995, car c’est ce que Lévesque voulait faire à la fin. Le Parti québécois a préféré briser l’unité et continuer de rêver en couleurs.

J’espère mon Tit-Poil que tu ne revires pas trop dans ta tombe et que tu reposes en paix malgré l’usage abusif de ton nom et de ton héritage.