Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Il y a des limites avec la vitesse!

Il y en a trop qui ont de plus en plus le pied pesant.

La majorité des conducteurs roulent trop vite et, par le fait même, abusent d’un équipement qu’on appelle les freins!

Par Ghislain Loiselle

Ils se fient beaucoup trop sur le freinage, lorsqu’ils circulent, et ils seraient bien désemparés si leurs freins venaient subitement à lâcher.

Trop faire confiance aux freins sur une voiture empêche, je le crois, d’adopter une comportement de conducteur prudent. Combien ont embouti l’arrière d’un véhicule parce qu’ils roulaient trop vite, ont voulu freiner et n’ont pas obtenu le résultat escompté à cause de la chaussée trempée ou enneigée ou encore glacée?!

Si, du jour au lendemain, on enlevait les freins sur les automobiles, je pense qu’il n’y en aurait pas beaucoup qui seraient capables d’opérer sans.

Cela va peut-être vous sembler curieux, mais, quand on conduit, il faudrait effectivement toujours faire comme si on n’avait pas de freins. Je veux dire qu’il faut calculer, laisser par exemple une décade (10 autos) entre nous et le véhicule roulant en avant de nous. Cette distance est jugée sécuritaire. Parce qu’elle permet d’avoir le temps de manoeuvrer si un arrêt d’urgence s’avère nécessaire, pour X raison. L’auto d’en face peut avoir besoin de s’immobiliser de façon urgente à cause d’une personne qui se trouve dans la voie, d’un gros gibier qui traverse subitement la route, d’un véhicule accidenté qui peut faire entrave à la circulation. Il faut se donner de l’espace et se donner aussi du temps. Il est de mise, je crois, de laisser le temps au véhicule de perdre de lui-même de son élan, de son inertie, grâce à son poids ainsi qu’aux hauts et aux bas des artères. Ce sont des masses considérables qu’on met en action après tout et l’excès de vitesse, qui ne le sait pas, est souvent trop lourde de conséquences. En roulant moins vite et en gardant nos distances, on a plus de temps de réaction. On peut plus facilement immobiliser cette masse qu’on met en mouvement et ainsi sauver des vies, préserver la santé. On peut éviter sécuritairement un obstacle surprise. Si un bris survient, on peut plus facilement reprendre le contrôle. Oh, c’est bien certain qu’il y en aura toujours pour nous coller au cul, comme on dit. S’ils le pouvaient, ils nous pousseraient. Des impatients vont aussi dépasser et, curieusement, ils se retrouveront pratiquement égaux à vous aux prochaines intersections.

Prendre son temps, de façon raisonnable bien sûr, car il ne faut pas non plus devenir une entrave à la circulation, c’est-à-dire respecter les limites de vitesse ou adapter sa conduite aux conditions routières et météorologiques, voilà une bonne façon d’éviter les accidents, collisions, dérapages, pertes de contrôle, etc. Pourquoi y a-t-il autant de sorties de route en Abitibi et au Témiscamingue durant la saison chaude, où il n’y a pourtant ni neige, ni glace? Certainement pas parce que les automobilistes roulent à une vitesse acceptable, règle générale. Des circonstances peuvent toujours être hors de notre contrôle, mais je suis sûr que ça touche une minorité. Trop de gens roulent en malades, sont enragés, et beaucoup créent à tout le moins des malaises, stressent les autres. Disons que ce n’est pas toujours  »relax » dans nos rues, sur nos routes. Des arrêts faits à moitié, des comportements égoïstes, de vulgaires consommateurs! Ce n’est pas compliqué.

On oublie souvent, aussi, l’inconfort qu’on peut créer chez les personnes qu’on transporte. Nos passagers méritent le respect. Je ne crois pas que quiconque accepterait qu’un pilote d’avion commercial se foute de ses passagers et ne fasse pas preuve du gros bon sens auquel on est en droit de s’attendre d’un professionnel du vol. Personne n’a obtenu son permis de conduite dans une boîte de cracker jack, pour reprendre l’expression. Conduire une automobile est aussi grave que de piloter un aéronef. Conduire une voiture, un camion, une motocyclette, un cyclomoteur, c’est sérieux. Il y a énormément plus de  »trafic » sur terre que dans les airs. Au nombre de décès qu’on enregistre à chaque année chez les conducteurs, il ne fait aucun doute que la conduite automobile est quelque chose à prendre très au sérieux.

On se permet presque toujours au moins 10 kilomètres à l’heure au-dessus de la limite affichée. Mais, de plus en plus, c’est 15 km/h, 20 km/h plus vite que la limite. Je conclu en affirmant qu’il y a des limites avec la vitesse! Roulez plus lentement et ménager vos disques, tambours, sabots, plaquettes et cylindres!