Je suis flic, j’ai l’doua

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Pas facile le métier de policier de nos jours où tout peut être enregistré et mis en ligne dans la seconde. Dans le bon vieux temps, c’était plus simple de passer inaperçu. Un bottin, une bonne paire de claques, quelques menaces, un tour d’auto et v’là un problème de réglé.

Je me suis trouvé une certaine passion à écrire sur le domaine policier. À toujours confronter la vision policière avec celle de monsieur Tout-le-monde. Ceux qui me suivent savent que les droits et libertés sont pour moi primordiaux, que la militarisation des corps policiers ne fait pas mon affaire, que je suis pour le port d’arme aux citoyens à certaines conditions et pour la défense personnelle avec une arme à feu dans les règle de légitime défense, tout en décriminalisant l’entreposage et l’utilisation d’une arme à feu si aucun crime n’a été commis.

Mes textes suscitent toujours des réactions. Je suis toujours pris avec les 2 extrêmes qui capotent : les pauvres p’tits policiers victimes de l’opinion publique et les citoyens persécutés par les méchants policiers qui se croient tout permis.

Au moins, la majorité des policiers et citoyens se trouvent dans l’entre-deux et ont encore la faculté de réfléchir.
Je me suis fait enlever (après moins d’une heure) le droit de m’exprimer sur la page « Soutien aux policiers ».

Je sais, c’pas facile de se faire jeter quelques vérités à la figure quand tu es trop aveuglé pour les voir venir.

Vous voulez déposer les armes en guise de protestation?

Ok! Je trouve l’idée saugrenue, mais si ça vous fait du bien…

Bon ok les donneux tickets, prenez un grand respir et rengainez vos pistolets, on va se parler calmement.

Les policiers ont un métier difficile, car ils doivent prendre des décisions qui peuvent chambouler des vies: celle du suspect, la sienne ainsi que celles des personnes proches des 2 côtés.

Je comprends très bien leur désarroi quand ils doivent prendre une décision en quelques centièmes de seconde pour sauver leur vie ou stopper un individu qui est un risque imminent pour le public. S’ils sont dits « normaux », quand ils partent le matin, ils ne rêvent pas de tuer et ils ont le goût de revenir à la maison pour le souper. Ils ont tous choisi ce métier pour « protéger et servir ». Ils ont déjà assez à supporter de devoir distribuer des « avis de cotisation » pour des fausses raisons de sécurité pour permettre au gouvernement de payer leur salaire.

Ils sont aussi confrontés au fait que le livre du parfait petit gendarme n’est pas toujours applicable à la lettre. Ils doivent ajuster leurs actions en fonction de l’environnement, de l’individu, de son était psychologique et de la raison de l’intervention.

Mais devons-nous leurs donner l’absolution inconditionnelle pour autant?
Devons-nous les supporter coûte que coûte, parce qu’ils ont un badge, portent une arme et, pour certains, plusieurs années de métier sans histoire?

Non.

Leur métier vient avec un pouvoir d’autorité sur le citoyen. Ce pouvoir doit être appliqué avec discernement. Si ce n’est pas le cas, les policiers doivent en assumer les conséquences.

En tant que citoyen, si pour protéger ma vie ou celle d’un proche, je dois prouver ma légitimité, tout en me privant d’outils qui pourraient m’avantager ou m’égaliser face à mon agresseur et avec un gouvernement qui a le culot de me faire croire que les policiers le feront à ma place en composant le 9-1-1, je ne vois pas pourquoi un policier n’aurait pas cette contrainte quand on lui a permis d’avoir les outils pour assumer sa sécurité et le pouvoir de s’en servir.

Faites votre job et n’ayez crainte, le citoyen vous supportera si vous le méritez…
Au pire, chauffeur d’autobus c’est bien payé aussi…