Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Un panneau d’arrêt, ce n’est pas pour faire joli!

Arrêt, ça veut dire d'arrêter.

Quand un conducteur effectue un arrêt complet avec son véhicule, il est toujours légèrement projeté vers l’avant. C’est la même chose pour son ou ses passagers. Pour tous!

Par Ghislain Loiselle

Cela, ils sont rares ceux qui l’expérimentent! Autant vous le dire tout de suite.

Parce que la majorité de ceux qui sont au volant ne font pratiquement jamais un stop complet. Non pas que ce sont des princesses. Ils  veulent juste ne pas perdre les quelques secondes supplémentaires que prend un tel arrêt parfait.

Qu’est-ce que ça peut foutre, diront certains? Si vous voulez le savoir, essayez de sortir, par exemple, de la cour de la station d’essence Ultramar du dépanneur Chez Gibb, à Évain, pour vous engager sur l’avenue Ami-Sol à l’heure de pointe, le matin et le midi. Si un seul véhicule roulant sur la rue d’Évain en provenance de l’ouest faisait son arrêt obligatoire comme il faut, vous pourriez quitter la cour, vous introduire sur la petite avenue pour gagner la route Transcanadienne 117. Cela, je peux vous l’assurer. Un peu comme cela se passerait si on se trouvait à un  »quatre stops », où le monde peut passer en alternance, chacun son tour. Mais vous pouvez toujours rêver. Cela ne se produira jamais à cet endroit. Qui immobilisera entièrement sa voiture, sa camionnette? C’est à voir. Expérimentez-le! Vous verrez!

C’est pour dire ce que peut entraîner, comme nuisance, comme entrave, quelques secondes non respectées. Et pour cette raison, la personne qui attend pour passer va devoir, elle, additionner quelques secondes, plus quelques secondes, plus quelques secondes, plus quelques secondes… Et elle finira par pouvoir prendre l’avenue Ami-Sol quand tous les véhicules de la rue d’Évain vont avoir passé, les uns après les autres. Il restera ensuite à notre patient à faire la file avec les autres pour éventuellement s’incorporer au flot de circulation automobile en provenance de l’ouest sur le boulevard (route 117). Et, à l’heure de pointe, ce n’est pas évident. Vous devez attendre qu’un trou se forme pour vous y introduire, sécuritairement. Bref, attendre qu’il n’y ait plus de véhicules. À noter qu’il n’y a pas de feux de circulation à cet endroit. Serait-il bien qu’il y en ait? Je ne sais pas. Peut-être, étant donné après tout que le quartier Évain est la deuxième plus importante agglomération de Rouyn-Noranda après le centre de la ville. Vu aussi qu’Évain-Rouyn-Noranda est toujours le point le plus chaud de l’Abitibi-Témiscamingue en terme de  »trafic » routier. Considérant aussi que des gens ont trouvé la mort à cette entrée-sortie d’Évain, par manque d’expérience en ne regardant pas des deux côtés avant de s’introduire sur la 117 ou en s’y engageant alors qu’un véhicule en provenance de l’est cachait un autre v.a. ou camionnette arrivant également de l’est, comme j’ai pu le voir de mes propres yeux. Il arrive aussi que des gens en coupent d’autres, prenant une chance, mais créant un malaise et obligeant l’autre arrivant de l’ouest à freiner, en autant qu’il en ait eu le temps. Une zone de sécurité a été peinturée sur la chaussée, mais constitue-t-elle une garantie à 100 % contre les collisions? Ceux de l’ouest qui signalent pour virer à gauche, pour entrer dans le village, voient certains qui veulent sortir en profiter pour enfiler sur la 117. Mais des automobilistes peuvent se trouver dans la voie de droite pour continuer vers Rouyn-Noranda centre. Cela implique qu’il faut alors s’assurer que bien les voir, ceux-là, avant de s’engager. Pas facile!

C’est comme ça dans le quartier Évain. Et il en est sûrement ainsi ailleurs en Abitibi et au Témiscamingue si on retrouve des configurations semblables sur le plan des artères urbaines.

Je trouve que, de plus en plus, sinon depuis toujours, nous sommes des délinquants à plusieurs égards, en matière de conduite automobile. Je vous l’assurer, et vous le savez bien, celui qui fait un arrêt complet se ferait souvent pousser dans le derrière par celui qui le suit. Et, pour peu, il pourrait fort bien se faire emboutir, parce que celui qui suit ne s’attend  »logiquement » pas à ce que vous immobilisiez votre véhicule entièrement. Pour peu, il faut être un chauffard, une entrave à la circulation fluide (ha ha ha!) pour stopper entièrement sa  »caisse ».