J’ai abordé le marché du travail avec des idées préconçues, à l’effet que les patrons étaient des exploiteurs, que les normes du travail étaient instaurées pour protéger les droits des travailleurs et qu’on devait faire valoir ces normes «minimales». Au fil des années, j’ai constaté que ceux qui réussissaient là où j’échouais, tenaient un tout autre genre de discours, et j’ai décidé de m’en inspirer. Ce fut le début de mon virage à droite et, de façon étonnamment rapide, de l’augmentation de mes revenus et de ma qualité de vie. D’où ma devise : Toujours indulgente, jamais complaisante.
Espiègle et polémiste, j’aime le choc des idées.

Je suis impliquée depuis quelques temps dans le Parti conservateur du Québec, mettant ainsi en actions ma principale passion, la politique.

Contrôle des armes à feu, détresse et droits ancestraux




Michel LeRoux

La mort du policier LeRoux a été d’une grande tristesse. Si jeune qu’il avait presque un visage d’enfant. Difficile de ne pas être touché droit au coeur. On ne voudrait pas que ça arrive.

Le rapport du coroner paru récemment a démontré que le jeune policier a payé de sa vie son excès de confiance. Il n’a pas respecté la procédure et s’est fait tirer dans le dos par Anthony Raymond Papatie, qui avait déjà vu ses armes êtres saisies par les policiers lors d’un précédent épisode suicidaire.

C’est facile de juger de l’extérieur. Mais le travail des policiers dans une petite communauté comme celle de Lac-Simon les amène à connaître tout le monde. Quand on connaît une personne, qu’on a établi un lien avec elle, il est naturel de croire qu’on va réussir à la raisonner par la parole. Et soyons honnêtes, une police de proximité, on aime ça. Beaucoup plus qu’une police répressive et militarisée.

Mais cette fois, Thierry LeRoux n’a pas réussi à obtenir une issue heureuse.

Résultat, son père est en rogne. En rogne parce que la douleur de la perte de son fils s’est fracassée contre le rapport du coroner qui dit qu’il a payé de sa vie son propre excès de confiance.

Je ne voudrais pas être à sa place et vous non plus. Survivre à la mort de son enfant est une détresse qu’on n’a même pas envie de s’imaginer. Alors imaginez quand la conclusion est à l’effet que c’est sa propre décision qui lui a coûté la vie et qu’il est mort pour rien… Ouf!

Alors maintenant, le père de Thierry LeRoux transforme sa peine en désir d’augmenter le contrôle des armes à feu… alors que l’auteur de cet homicide n’est même pas concerné par le contrôle des armes à feu. En effet, les autochtones bénéficient d’un droit ancestral de posséder des armes à feu. Qui plus est, avec les difficultés liées à la langue, et à rejoindre et informer les membres des Premières nations, un grand nombre d’autochtones n’ont même pas de permis de possession et d’acquisition d’armes à feu (PPA). Ce qui vaudrait quelques années en prison pour un Blanc est banal chez les membres des Premières nations.

Quelques réserves autochtones sont même désavantageusement connues pour leur contrebande d’armes à feu, et personne n’ose intervenir à ce sujet. C’est dire à quel point l’application de nos lois se fait difficile face aux droits ancestraux…

Chaque fois qu’un drame se produit, c’est comme ça. Les papesses du contrôle des armes jouent sur l’émotion depuis plus de 25 ans. Les propositions de « solutions »’ ne sont aucunement en phase avec la réelle problématique qui a mené au drame. On met tout dans un même panier. On fait des amalgames. Et tout le monde fait comme si c’était logique.

Parce que face à l’émotion, la raison hésite à parler.

Ce que la raison dirait? Que la détresse est beaucoup trop généralisée, et encore plus chez les populations autochtones. Que cette détresse fait en sorte que le potentiel de violence des personnes s’exprime malheureusement au grand jour.

Que les problèmes liés à la détresse psychologique et à la santé mentale en général ne se limitent pas au Québec et au Canada, mais qu’ils se constatent dans l’ensemble des pays industrialisés.

Qu’il faudra bien chercher des solutions à cette détresse, que les gens aient accès ou non à une arme à feu.

Le père de Thierry LeRoux a raison sur un point : détresse et armes à feu ne font pas bon ménage.

Mais au final, peu importent les mesures de contrôle qu’on aurait instaurées, elles ne se seraient pas appliquées à Anthony Raymond Papatie.

Et que la seule chose qui aurait pu sauver son fils, c’est de rester à l’extérieur et d’attendre du renfort.

Plate de même…