Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Quand le petit bonhomme se fait écraser




Il faudrait qu'ils changent le petit bonhomme trop statique par un petit bonhomme très dynamique comme celui-ci, aux feux de rues.

Le petit bonhomme indiquant aux piétons de traverser, aux feux de circulation, c’est ridicule! Au carré!

Par Ghislain Loiselle

C’est mon point de vue. Vous n’êtes pas obligés de le partager. Merci toutefois de le respecter.

Je vais vous expliquer comment je vois l’affaire. Quand le bonhomme apparaît, il reste au plus trois secondes. Ensuite, c’est le X qui clignote pour dire à d’autres qui voudraient se lancer dans la traverse qu’il est déjà trop tard. Ça suggère aussi de se dépêcher à traverser pour ceux qui sont déjà engagés. Cette durée est trop courte. Ce n’est pas assez.

J’ai arrêté de respecter le fichu petit bonhomme quand un homme âgé s’est fait frapper à mort, coin rue du Terminus – avenue Principale, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec, il y a plusieurs années de cela déjà. Questionnée sur cet accident malheureux, la police m’avait assuré que les véhicules ont le droit de tourner sur le bonhomme. Bien voyons donc! Il sert à quoi alors le petit bonhomme?! À dire que tu peux traverser et pendant juste trois secondes? En courant après trois secondes? En plus que le bonhomme inutile dure trois secondes, une automobile ou un camion peut virer?! Tout le monde ne peut pas courir dans la vie. Il y a du monde lent, aux prises avec des problèmes de coeur, pas en pleine forme, des enfants, des personnes âgées, des gens qui simplement n’apprécient guère le stress, etc.

Si les chars peuvent virer sur le bonhomme, ce qui a eu une fois pour effet d’écraser un bon homme, alors moi j’ai le droit de traverser en autant que la lumière soit simplement verte. Fini le niaisage. C’est ce que je me dis. Je n’ai pas que ça à faire, moi non plus, attendre, comme piéton et citoyen. Tant que la lumière est verte, je peux faire comme les voitures, traverser. C’est facile à gérer, ça. Ce n’est pas mêlant! Pas besoin d’un mode d’emploi pour administrer la verte, la jaune et la rouge. Pas besoin d’en rajouter!

Ce qui me fait royalement scier (bien oui, je scie du bois quand je suis en tabarnouche) avec toutes ces niaiseries de lumières et de boutons pour piétons, c’est que ça coûte des fortunes pour rien, ces choses-là, et que les contribuables surchargés doivent toujours payer et payer et payer. Ce sont toutes sortes de dépenses du genre, au nom de la technologie et de l’évolution, qui font que les villes sont surendettées et qu’ils ne savent plus sur quoi se rabattre et quoi inventer pour trouver du fric pour rencontrer leur service de la dette.

Voilà! Est-ce que j’incite les personnes à la délinquance, là? Le feu est vert, il l’est pour tout le monde! Le feu est rouge… les autos peuvent évidemment tourner… après avoir fait leur stop… américain! « Bien sûr! », comme dirait Dieudonné. Merci beaucoup bonsoir! Et, surtout, prudence en traversant sur la verte, comme il se doit!