Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Attention! Une lumière jaune qui durait cinq secondes peut avoir été réduite à trois!




Lumière jaune: je m'arrête ou je continue, stop, ou...

Les municipalités, ces créatures du gouvernement, ne peuvent pas ajuster la durée d’un feu jaune arbitrairement parce qu’elles courent le risque de compromettre la sécurité des gens à l’intersection. La durée minimale du feu jaune est de trois secondes.

Par Ghislain Loiselle

Si je ne m’abuse, la durée de la lumière jaune a été réduite, à une certaines intersections, en ville. Où? Vous le savez. Cela peut surprendre des conducteurs. Connaissant le comportement de plusieurs face à la lumière jaune, davantage d’accidents peuvent découler d’une telle modification. Alors quel but recherche-t-on au juste?

Au Québec, les feux de circulation sont normés par le ministère des Transports. En ce qui concerne le feu jaune, le minimum est de trois secondes. Mais il y a aussi un maximum et il est de cinq secondes. La durée des feux jaunes a été déterminée selon des pratiques de l’Institut des ingénieurs en transport, reconnues à l’échelle internationale. La plupart des municipalités et gouvernements régionaux suivent ces normes en Amérique du Nord.  Toutes les municipalités doivent les appliquer. Ces standards sont identiques en milieu urbain et en milieu rural.
Il est reconnu que changer la durée du feu jaune selon qu’on se trouve à un endroit ou à un autre en ville stresse les automobilistes, les amène à être sur le qui-vive. Cela peut compromettre la sécurité. C’est un fait. D’un autre côté, un automobiliste, un camionneur, un motocycliste, un cycliste, etc., ça doit toujours anticiper, bref, surveiller le changement de lumière. Logique. On ne peut passer sur la rouge. Donc, on guette. Aussi, lorsque le feu tourne au jaune, la première réaction de celui qui est au volant doit être de s’immobiliser s’il le peut. Pas accélérer pour passer pendant qu’il en a encore le temps. Un feu jaune peut être passé de cinq à trois secondes en durée. Problème. Si la lumière devient jaune lorsque l’individu est déjà rendu à l’intersection, le problème ne se pose pas. Il aura amplement le temps de passer, même si le feu dure trois secondes. S’arrêter alors serait ridicule et inutile. Il faudrait freiner comme un malade et tout le monde se retrouverait au bout de sa ceinture de sécurité. Et le char deviendrait une entrave à la circulation, stoppé au beau milieu du chemin.
Passer sur la jaune, c’est aussi risquer que l’autre en face de soi passe aussi sur la jaune, mais pour virer. Horreur! Un accident s’est produit à Rouyn-Noranda, Abitibi, ces derniers jours. Une autre collision aurait pu avoir lieu ces dernières semaines, dans la même ville. J’en ai parlé dans un autre article. Plusieurs accidents reliés à la lumière jaune sont comptabilisés à chaque année localement, en région, au Québec. Parce que trop de gens sont trop pressés, imprudents, roulent trop vite, sont délinquants au volant dans leur comportement et ne respectent pas les règles établies.