Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Au Québec, on dilapide allègrement les fonds publics!




Ces deux poteaux servent principalement au transport de l'électricité.
Les deux gaines de haubans du centre sont inutiles.
La gaine du centre sur cette photo prise hier (jeudi 16 novembre) est de trop, de toute évidence. Une dépense inutile aux frais des contribuables québécois. Multipliée par?
Comme on peut le voir, ces deux poteaux servent principalement au transport de l’électricité. Photo Ghislain Loiselle, 15 novembre 2017.
S’il y a des normes à respecter, pendant que des haubans de poteaux électriques ont des gaines en trop, d’autres n’en ont pas assez, sur la rue Senator, à Rouyn-Noranda, Abitibi, Québec. Photo Ghislain Loiselle, 15 novembre 2017.

Avant que la neige tombe, j’ai vu et revu quelque chose de tellement ridicule en m’en revenant du centre de Rouyn-Noranda, en roulant vers le quartier Évain, que j’ai décidé de m’arrêter enfin sur l’accotement pour la prendre en photo et vous la partager.

Vous voyez ces deux poteaux électriques avec des haubans gainés de plastique jaune? Chacun est doté de quatre câbles. Qu’est-ce qui cloche? C’est que des gaines jaunes ont été installées aux huit câbles. Entre vous et moi, les deux du milieu sont-ils nécessaires?

C’est exagéré. Un garde à l’extérieur et un garde à l’intérieur, ça aurait fait le travail en masse pour chaque poteau. Il y en a quatre de trop. Combien ça coûte, ça, si on calcule pour tout le Québec? Multipliez les deux gaines en trop du milieu par le nombre de poteaux de bois au Québec qui nécessitent plusieurs câbles-étais et vous allez vous retrouver avec une belle somme d’argent. On se retrouve à l’autre extrémité du pendule, à un autre extrême. Craignait-on qu’un accrobate fasse la roue et passe entre  les deux câbles du centre?

Quelle est l’origine de cette absurdité? Il y a plusieurs années déjà, un motoneigiste s’est fait casser le cou en passant entre un poteau électrique d’Hydro-Québec et le hauban extérieur, seul protégé par un plastique jaune. Il en est mort. Quel était le problème? C’est que le poteau avait deux haubans, mais seulement celui extérieur avait un garde jaune indiquant justement la présence du câble. Celui de l’intérieur n’en avait pas. Le motoneigiste n’a pas vu le câble intérieur. Le câble non indiqué a eu raison de sa vie.

Maintenant, regardez bien ma photo. D’après vous, est-ce que quelqu’un, sauf un clown de cirque, pourrait honnêtement physiquement passer en petit véhicule entre le garde extérieur et le garde intérieur de chacun de ces poteaux? Comment donc pourrait-il le faire? Les deux gardes du centre sont inutiles, vraiment!
Par ailleurs, la gaine de plastique jaune n’offre aucun protection physique. Elle a pour unique fonction de rendre le hauban visible. Sinon, on va mettre une gaine autour du bas du poteau en plus. Ouf! Arrivez même à faible allure dans un hauban protégé par une gaine et vous risquez fort de perdre la tête malgré ce plastique. Et si vous frappez un hauban malgré la présence d’une gaine, est-ce qu’on peut dire que le maximum a été fait pour que le hauban ait été vu? Il faut regarder où on va. Même hors route, on doit observer. Pure logique.
C’est avec nos impôts (nous sommes les plus taxés en Amérique du Nord) que des dizaines de milliers de gardes jaunes ont ainsi été posés en trop dans tout le Québec. À quel prix? Un garde en trop, c’est une dépense de trop. Voilà le calcul! $$$ Gros bon sens! Hydro-Québec fait ça. Et d’autres compagnies, qu’elles soient publiques et pas. Mais qui paie? Le client! Le contribuable! C’est facile dépenser quand ce n’est pas notre argent. On dilapide les fonds publics allègrement, au Québec, et en voici un nième exemple. Il y a des normes? Des compagnies d’assurance! Et on tombe dans la sursécurité, par peur d’être poursuivi, de devoir payer, parce qu’on est peut-être obligé…
Et n’essayez surtout pas de renverser la vapeur. Vous verrez que c’est vain. Voyez plutôt certains commentaires abaissants et agressifs d’une minorité sans arguments intelligents qui s’en prennent au rédacteur plutôt que d’attaquer le dossier, entachant du même coup l’image des organisations que je vise et ne réalisant même pas que les propos haineux sont enregistrés et seront retenus contre eux. J’ai actuellement comme des petits chiens qui me mordent le bas des pantalons pour m’empêcher d’avancer. Risible! Les grosses compagnies n’ont même pas besoin de se défendre de leurs exagérations. Elles ont leurs petits défenseurs gratis. Payons! C’est ce que ça dit. Pitoyable! Pathétique! La très grande majorité des lecteurs savent que je donne ici en exemple une dépense parmi tant d’autres qui relève de la dilapidation des derniers publics. Telle est la réalité. Merci de me lire.