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Et si c’était ça l’histoire ?

Affaire Rodrigue Savard




13 novembre 2017

Je m’appelle Rodrigue Savard gestionnaire de ce site (10-04 MÉDIA) et je tiens à pouvoir m’exprimer sur cette fameuse histoire entourant mon arrestation du 13 novembre 2014 et sur les accusations qui avaient été déposées contre moi. Une affaire qui a été alimentée par les médias et qui ne s’est même pas rendue en procès étant donné qu’il n’y avait pas de preuves afin de m’inculper de quoi que ce soit. Encore aujourd’hui beaucoup de gens sont persuadés que je suis coupable et se servent de cela afin d’alimenter une haine contre moi. Voici donc les faits.

Début novembre 2014, j’avais supporté deux femmes qui voulaient dénoncer un présumé agresseur. Après plusieurs jours de rencontres, nous étions prêts. Les femmes ne voulaient pas faire affaire avec les organismes en place. Ainsi, le 8 novembre 2014, les deux victimes et moi avons contacté la SQ par téléphone afin d’entrer en contact avec un agent pour dénoncer le présumé agresseur. Notons que mes relations avec la police étaient déjà tumultueuses, car j’avais un groupe Facebook qui mettait en lumière tous les travers de la Ville de Rouyn-Noranda et qui dénonçait l’argent mal dépensé par les gestionnaires en place, appuyé par des confidences des citoyens. Le maire et les conseillers municipaux mettaient beaucoup de pression sur la police pour me faire taire.

Voici quelques exemples de situations dénoncées sur cette page : le projet Sénator, les épiceries ,les routes mal faites, les folles dépenses en objets de culture,

72.000$ dollars

les poubelles mal entretenues par la Ville, etc. J’avais également poursuivi la Ville concernant une glissade qui était mal entretenue et qui a rendu ma conjointe handicapée à vie.

La police et la Ville

Pour ceux qui ne le savent pas, la police est une dépense pour la Ville. Pour ce qui est de la Sûreté du Québec, la Ville paie une partie et le reste est subventionné. La Sûreté du Québec rencontre la Ville à tous les mois sous forme de conseil de sécurité. Lors de ces rencontres, la police dépose des statistiques d’infractions, de vols, d’accidents, etc. Il y a aussi un volet pour les choses qui irritent les élus et je ne vous ferai pas de cachette : mon nom sortait plus souvent qu’à son tour.

Ainsi, mon nom circulait à la SQ et là aussi j’étais un irritant. Ils me rencontraient pour toutes sortes de choses : fausses contraventions, inspection mécanique, etc. Une fois, deux enquêteurs de la SQ m’ont convoqué au Quartier général de la Sûreté du Québec pour m’annoncer qu’une blague que j’avais fait sur le maire de Rouyn-Noranda sur mon blogue pouvait être criminelle et qu’une enquête avait été ouverte sur moi. La blague était du genre : « Moi, Mario Provencher, maire de Rouyn, je m’engage à dépenser votre argent comme je le veux. » Donc, le conflit était rendu entre moi et la SQ, car la Ville avait mis la pression sur la police.

Un procureur de la Couronne qui s’était donné une mission

Rouyn-Noranda est une petite ville. Tout le monde fréquente les mêmes places soit pour manger, sortir ou aller danser dans les bars. Un samedi matin, je reçois un téléphone d’une personne qui demande l’anonymat. Cette personne me dit qu’il y avait un procureur de la Couronne fortement intoxiqué dans un bar de Rouyn-Noranda qui disait à qui veut bien l’entendre qu’il était pour s’occuper de moi.

Le soir du 8 novembre 2014

Après avoir demandé les services de la SQ à minimum quatre reprises dans la soirée pour que les deux femmes puissent dénoncer leurs présumé agresseur, je vous laisse deviner : ils ne se sont pas se rendus chez moi pour prendre les plaintes. Ainsi, voyant qu’une des femmes se mettait à trembler et qu’elle voulait abandonner, j’ai, sur un coup de tête, téléphoné au présumé agresseur pour lui dire que la police allait lui mettre le grappin dessus. J’ai par la suite reçu de nombreux téléphones de menace du présumé agresseur et de ses amis qui ne sont pas très fréquentables, me disant que j’allais devenir le prochain Dubois (Dubois avait été tué par balle à Val-d’Or quelques temps auparavant.), qu’ils avaient mon adresse et qu’ils sen venaient me voir. Voyant que les policiers ne se présenteraient pas et que mes nouveaux amis voulaient me tuer, j’ai mis terme à cette rencontre. Il était alors 22 h.

Après que les gens aient quitté la maison, je suis allé à mon ordinateur. Vers 23 h 30, des coups – bang bang, bang – à notre porte,sur les murs de la maison dans les fenêtres du salon se sont fait entendre et ma blonde entendait des gens sur la galerie en avant. Cette galerie avait une barrière pour que les gens ne se servent pas de cette porte comme entrée. La seule visite qu’on attendait, c’était nos « enfants d’école ». Imaginez ce qui nous passait par la tête… La police, même si je l’avais appelée, nous aurait probablement encore fait le même coup de ne pas nous prendre au sérieux. Ainsi, ma conjointe a pris la batte de baseball dans une main et le poivre de Cayenne dans l’autre, et s’est mise derrière moi. De mon côté, j’avais un gun à plombs pas chargé, pas d’air; j’espérais seulement qu’ils aient peur. J’ai regardé par le châssis; il y avait un véhicule dehors avec des personnes, en plus de la personne qui tapait dans ma porte. Ma blonde était terrorisée. Je me disais : « On va se faire défoncer » donc, d’un coup, j’ai ouvert la porte et je me suis mis à leur crier : « Vous décalicez, ma gang de calices » avec le gun à la main, sans sortir de chez moi et sans le pointer vers personne.
Nos amis sont partis directement au poste de police pour porter plainte contre moi. Je peux vous dire, à l’époque, cette plainte arrivait comme un cadeau du ciel pour la police, la Ville et les amis au palais.

Ainsi, les amis du présumé agresseur ont été porté plainte contre nous, car selon eux c’était normal de venir à 23 h 30 à notre domicile, de donner des coups contre notre maison, de sauter une rampe pour se rendre dans les fenêtres de notre salon et cogner dans les fenêtres du salon, et ce, à peine 1 h30 après nous avoir fait des menaces de mort. Nous, de notre côté, nous ne savions rien des démarche entreprises avec la police alors nous pensions que cette histoire en resterait là.

Arrestation avec la technique de l’appât

Quelques jours plus tard, ma conjointe et moi sommes sortis de la maison pour aller faire quelques commissions. J’avais un scanner de police, car je commençais à me rendre sur les lieux d’événements, ce qui a plus tard donné naissance à 10-04 MÉDIA. Sur les ondes radio de la police de Rouyn-Noranda, j’ai entendu le nom du présumé agresseur, puis qu’ils allaient l’intercepter pour parler avec lui concernant le dossier en cours. J’ai regardé ma conjointe. Wow! Enfin, ils allaient l’arrêter! J’ai regardé ma blonde et je lui ai dit : « Go, on va voir ça! ». Je m’y suis rendu comme un bon poisson. Je suis passé sur la rue où ils étaient. Puis, une voiture de police s’est lancée derrière moi. J’ai viré sur la petite rue où ils disaient l’avoir intercepté et, pouf, un barrage : c’est moi qu’ils attendaient.

Arrestation

La police m’a emmené au poste et m’a mis dans une cellule tandis que d’autres agents perquisitionnaient ma maison pour trouver des armes ou autres preuves compromettantes. Pendant la perquisition, une personne qu’on hébergeait s’est présentée à la maison, comme si de rien n’était, car il n’y avait aucun véhicule dans la cour, selon la personne. Celle-ci est entrée dans la maison et la police qui était en perquisition a fait tout un saut. La personne en charge de l’enquête voulait absolument savoir où était ma chambre et le policier lui a demandé : « C’est bien en avant sa chambre? » La personne lui dit non et en même temps, un policier sortait de la chambre en question avec un appareil-photo en panique disant : « C’est beau, c’est beau. » Le policier a ramassé son appareil-photo et est disparu. Les autres policiers n’ont pas demandé leur reste et ont quitté la maison.

Accusation

Après l’arrestation et la fouille de mon domicile, qui je ne retrouve pas comme procureur de la Couronne qui me poursuit? Eh oui, mon ami qui voulait ma peau. Il me dit : « Je vous libère avec 500$ de caution. De plus, vous NE POUVEZ PAS UTILISER LES RÉSEAUX SOCIAUX. » Et c’était sur ce point qu’il tenait le plus à se faire entendre. Ainsi, j’ai écopé de six chefs d’accusation qui n’avaient rien à voir avec les réseaux sociaux, mais la condition la plus importante était l’interdiction d’utiliser les réseaux sociaux. Trouvez l’erreur…

Collaboration avec la police

Pendant les accusations, j’ai monté mon dossier seul, car pas un avocat ne voulait me représenter; c’est normal, un procureur veut ma peau. Nous avions même demandé a la chef des procureurs de la couronne d’Abitibi-Témiscamingue, Marie-Chantal Brassard, d’avoir un autre procureur avec les faits avancés et sa réponse à été négative.  Même l’aide juridique ne savait plus comment s’y prendre pour me trouver un avocat. Ma conjointe, une amie et moi nous sommes lancés à monter notre défense. Pendant quatre mois, nous avons monté un dossier solide avec preuves audio, vidéo et témoignages que nous avons présentés à l’enquêteur au dossier. Avec notre défense qui était solide, l’enquêteur a soumis notre preuve au dossier et les accusations ont été abandonnées.

Les médias et la porte-parole de la Sûreté du Québec Marie-Josée Ouellet

Lors de mon arrestation, le journaliste Patrick Rodrigue avait écrit : « Il braque une arme sur sa voisine » sur le site Internet du journal La Frontière. Un journaliste m’a appelé pour me dire que le titre était diffamatoire, car il affirmait que j’avais vraiment braqué une arme sans me dire  »sur une voisine »  alors qu’il aurait fallu utiliser le conditionnel  » aurait « . J’ai téléphoné au journal La Frontière pour leur faire part de l’erreur, car je n’avais pas vu le titre, ne pouvant pas aller sur Internet. Quand j’ai eu accès à l’article papier qui disait que cela impliquait une voisine, je peux vous dire que ça chauffait dans le poêle. J’ai téléphoné au patron Joel Caya et je lui ai demandé de se rétracter ; il m’a répondu par l’entremise de son responsable aux nouvelles que c’était Marie-Josée Ouellet, de la SQ, qui lui avait donné l’information et que c’était la source qu’il privilégiait et non ma version à moi. Je me suis retourné contre la porte-parole pour avoir sa version. Appel après appel, la SQ me disait qu’elle n’était pas là, donc j’ai envoyé une mise en demeure pour avoir sa version. Je me suis lié d’amitié avec le sergent Coutu qui la remplaçait; possiblement voulait-il faire baisser la pression…Marie Josée Ouellet est revenue au travail un an plus tard.

10-04 MÉDIA

C’est à partir de tous ces événements que je me suis dit : « Pourquoi ne pas démarrer mon propre média? » Le sergent Coutu de la Sûreté du Québec et un journaliste me conseillaient beaucoup. Tout allait bien : les policiers avaient encore la grogne du passé, mais je vivais avec. Quelques prises de bec ici et là, on réglait notre passé entre deux flairs sur les accidents. Je voulais vraiment faire mon best, mais il y avait des policiers qui me détestaient,  mais avec d’autres, c’était vraiment cool.

Nous, 10-04 MÉDIA, avons collaboré de façon loyale sans vouloir nuire à qui que ce soit chez la SQ.

Marie-Josée Ouellet, porte-parole de la SQ

Le 28 septembre 2017, Madame Ouellet a mis un terme à notre collaboration avec l’approbation du policier Guy Lapointe, chef du Service des communications avec les médias à la Sûreté du Québec. On nous reproche ce qui suit :

D’avoir téléphoné à un agent de police de Val-d’Or sur son quart de travail pour lui mentionner qu’il avait une attitude de merde. (Et je m’abstiens de répéter ce qu’il disait sur les ondes publiques d’Industries Canada);

D’avoir téléphoné au lieutenant d’une policière amie personnelle de madame Ouellet afin de mentionner que ladite amie policière se trouvait souvent au commerce d’une de ses amies sur ses quarts de travail. (Nous ne savions plus quoi répondre aux gens qui nous signalaient la présence de l’autopatrouille qui passait beaucoup de temps au commerce et nous n’avons jamais médiatisé cette information);

D’avoir publié un article que notre blogueur Guy Morin aurait fait concernant la mort de Thierry LeRoux

D’avoir sorti un article sans nous préciser qu’il fallait attendre comme à l’habitude (mais rendu là, elle cherchait une raison pour nous barrer).

En conclusion

Je n’ai jamais de ma vie utilisé une arme contre une voisine comme le rapporte le journal La Frontière et son journaliste Patrick Rodrigue ainsi que la porte-parole de la SQ, Marie-Josée Ouellet.

8 novembre 2017 Yvon Moreau

Cette histoire ne semble pas avoir été comprise de tous les journalistes et médias.  Il s’agit donc d’une affaire à suivre…