Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.

Il y a trois ans, l’ONU jetait les hommes et les garçons aux toilettes…




Dire que le respect de la gent masculine n'étouffe pas l'ONU est bien en dessous de la vérité...

…et ce triste et ridicule exploit s’est effectué dans l’indifférence – ou l’ignorance – la plus totale. Nos médias préfèrent s’indigner devant ces mythes que sont la « culture du viol » qui sévirait avec férocité dans nos universités, quand ils ne s’énervent pas autour de « l’inéquité salariale », dont ils ne trouvent jamais un seul exemple concret, ces fois où ils ne crient pas à « l’islamophobie », ce mot magique servant à neutraliser toute critique de l’islam politique.

C’est pourtant en 2014 que l’Organisation des nations unies (ONU) a choisi de décréter que le 19 novembre serait désormais la Journée mondiale des toilettes. Où est le problème dans pareille annonce ? Figurez-vous que la Journée internationale des hommes, célébrée précisément le 19 novembre, a été instaurée dès 1997 à Trinité-et-Tobago, soit 17 ans avant le choix de l’ONU, avec l’appui de nombreux groupes voués à la condition masculine en provenance des États-Unis, de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie et des Antilles.

Selon ses instigateurs, cet événement annuel représente l’occasion de dénoncer la discrimination qui frappe les hommes dans les secteurs de la santé, de l’éducation, du droit familial et des médias, notamment, en plus de reconnaître leur inestimable contribution sociétale.

On comprendra donc pourquoi l’ONU, noyautée par les féministes les plus misandres et les plus rétrogrades qui soient, allait finir par sauter sur la première occasion venue pour rabaisser les hommes et les garçons occidentaux. Ce faisant, le « machin », comme l’avait si affectueusement surnommé le général De Gaulle, emboîtait le pas à l’Organisation mondiale des toilettes (OMT) qui, dès 2001, avait également choisi le 19 novembre pour sa Journée mondiale des toilettes.

L’OMT présentait ainsi sa si « louable » initiative : « En 2001, l’Organisation mondiale des toilettes (OMT) a déclaré le 19 novembre la Journée mondiale des toilettes. Aujourd’hui, elle est célébrée dans plus de 19 pays avec plus de 51 événements organisés par plusieurs défenseurs de l’accès à l’eau et à l’assainissement. L’Organisation mondiale des toilettes a créé la Journée mondiale des toilettes pour sensibiliser le monde au combat que mènent quotidiennement 2,6 milliards de personnes pour avoir accès à des toilettes décentes. »

Et ces imbéciles de parler de décence… Imaginez que l’on choisisse le 8 mars, journée internationale de la femme, pour en faire la Journée mondiale de la récupération des ordures ménagères… Nos médias bien-pensants monteraient aux barricades, non sans raison. Quand il s’agit par contre de tirer la chasse d’eau sur les hommes et sur les garçons, aucun problème, c’est tout juste si on ne fournit pas le papier cul…

Passant sous silence l’invraisemblable « coïncidence » de dates, certains médias ont évoqué avec un amusement niais la thématique de cette journée : « Je suis sûr qu’il y aura des rires quand la presse et le public apprendront que l’ONU met en place une Journée mondiale des toilettes, a déclaré le diplomate singapourien Mark Neo avant le vote unanime de l’Assemblée générale en faveur de cette mesure. »

S’il existait encore des doutes à l’effet que l’Occident, de plus en plus féministe, sombre peu à peu dans la misandrie la plus ridiculement abjecte et la plus obsessionnellement stupide, la décision de l’ONU achèverait de les dissiper. Au cas où, en 2017, vous ne connaîtriez toujours pas la définition du mot « misandrie », il n’est jamais trop tard pour apprendre :

« La misandrie (du grec ancien μῖσος / mîsos (« haine ») et ἀνήρ / anếr (« homme »)) est un trait de caractère qui se manifeste par un sentiment de mépris ou d’hostilité à l’égard des hommes. Il s’agit, comme son équivalent à l’égard des femmes (la misogynie), d’une forme de sexisme. » Eh oui, c’est du sexisme…

À bien y penser, devrions-nous vraiment nous surprendre de la décision de l’ONU ? Après tout, un siège de toilette reste le meilleur endroit pour y loger des trous de c…