Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Les îles de la Madeleine, une merveille naturelle à découvrir, au Québec




Les sols des Îles:

S’il est une merveille au Québec qui demeure méconnue de trop de Québécois pour son existence même et pour toutes les richesses qu’il recèle à différents égards, c’est bien l’archipel des îles de la Madeleine, dans le golfe du fleuve Saint-Laurent.

Ces îles font partie intégrante de la province de Québec, tout comme la grande île d’Anticosti, et elles profitent, durant l’été, du passage du courant marin chaud appelé Gulf Stream, qui rend la baignade tropicale et l’air du large plus doux, voire chaud, le Soleil aidant.

Il s’agit d’une région naturelle québécoise. Après les quelques renseignements et commentaires qui vont suivre, j’exposerai de nombreux faits touchant la nature de ces îles.

La partie terrestre, c’est-à-dire l’ensemble de ces îles relativement proches les unes des autres, couvre 202 kilomètres carrés. L’archipel est caractérisé par un climat maritime humide et une exposition au vent. Les formations sableuses des îles, d’origine éolienne et littorale, composent un environnement particulier de collines, de dunes, de cordons, de plages et de lagunes.

Les îles de la Madeleine constitue un petit pays rural, mais non agricole. Il est essentiellement français (pour la langue, bref, francophone), à l’exception de deux noyaux anglophones : l’île-d’Entrée et Grosse-Île. Cette région compte beaucoup de jeunes. Plus que la moyenne québécoise. On y vit de la pêche, de la transformation de ses produits, du tourisme… Une mine de sel était jadis exploitée. J’ignore si ses activités ont repris. On y retrouve huit municipalités. Fatima est la plus populeuse. Les îles de la Madeleine font partie de la région administrative québécoise de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et de la municipalité régionale de comté (préfecture québécoise) du même nom.

Ce qui m’a étonné des images de ce petit film réalisé grâce à un drone, c’est l’absence d’arbres, de forêts, sur cet archipel. Il y en a. Mais il me semble en manquer beaucoup. Y a-t-il une explication à cela? Selon l’État québécois, l’air salin et les vents forts ne favorisent pas la croissance des feuillus en tout cas. Qu’en est-il des conifères? La végétation forestière des îles s’en compose principalement. Le sapin baumier prédomine. Je suis convaincu qu’on pourrait y faire un gros travail de plantation. Sûrement que des arbres ont été coupés et n’ont pas été remplacés, au fil des décennies, des siècles. Les îles en profiteraient. Les vents auraient moins d’emprise.

Ceci dit, voici des renseignements intéressants sur les îles.

Chaque année, vers la fin de février, des centaines de milliers de phoques du Groënland et de phoques à capucin viennent donner naissance à leurs petits sur les glaces au large des côtes.

Le rocher aux Oiseaux abrite quelque 500 couples de marmettes de Brünnich, la plus importante colonie du golfe du Saint-Laurent. Cet oiseau pond son unique oeuf sur une étroite corniche.

La réserve nationale de faune de la Pointe-de-l’Est permet d’observer différents milieux associés aux dunes, tels que la lagune, le pré salé, le marais et la plage. Ces milieux abritent plusieurs espèces d’oiseaux de rivage; rarement, toutefois, le bécasseau à échasses et le bécasseau combattant.

La plus importante colonie de cormorans à aigrettes du golfe niche sur l’île aux Loups Marins et elle s’accroît grâce à la protection accordée aux oiseaux aquatiques.

En reliant ensemble les îlots rocheux, les flèches littorales doubles ont formé des lagunes dont les eaux communiquent avec la mer par des chenaux étroits et profonds.

Les vagues, en usant les falaises friables de grès rouge, forment des cavernes qu’on peut observer à marée basse.