Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Nos bien-pensants survivront-ils à leur fixation sur « l’extrême droite… »?

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Voici la conception d'une saine intégration de tous nos immigrants, selon notre bien-pensance...

Notre bien-pensance de gauche se montre sans cesse plus alarmée – comme si c’était encore possible – par la fixation qu’elle entretien avec un soin jaloux envers « l’extrême droite » ce concept fourre-tout – ou fourre-tous – apprêté à toutes les sauces, plus indigestes les unes que les autres, et qui désigne toute opinion qui s’écarte un tant soit peu des dogmes dont ces idéologues si angoissés se gargarisent.  En fouinant dans mes archives, j’ai trouvé cet extrait de l’un de mes billets de 2014 que je trouve toujours fâcheusement d’actualité.  Je vous le partage, presque intégralement.

Avant la Révolution tranquille et les swinging sixties, il était bien vu, chez les bien-pensants d’alors, d’afficher la plus profonde réserve, pour ne pas dire le plus farouche mépris, envers tout ce qui n’était pas Canadien français de souche, blanc et catholique pratiquant. L’étranger était regardé de haut et soupçonné des pires bassesses. Même les Français, nos plus proches parents par la culture et la religion, étaient perçus comme des dépravés potentiels, enclin à l’athéisme, à l’alcoolisme, à l’adultère et à l’homosexualité.

Nos bien-pensants actuels se sont persuadés d’une illusoire ouverture d’esprit en prêchant, par réaction à notre passé collectif, l’attitude exactement contraire. Ainsi, les militants inclusifs croient que toute immigration doit se voir accueillie comme un cadeau du ciel, pourquoi pas d’Allah lui-même, qui ne peut qu’enrichir notre culture, du coup perçue comme nécessairement limitée et repliée sur elle-même. Hors de l’immigration, point de salut !

Aux yeux de ces braves gens, aussi naïfs que décalés, il demeure plus adéquat de s’intéresser aux multiples variétés de couscous que de se demander si les valeurs de tous nos nouveaux venus sont bien compatibles avec les nôtres. Quiconque tentera de mettre en doute cette capacité d’adaptation de la faction extrémiste de la communauté musulmane, par exemple, qui suscite tensions et inconfort partout en Occident, se verra taxé de racisme, de xénophobie, et affublé du substantif si commode d’islamophobe…

Les bien-pensants jugeront louable de trouver arriérés et réactionnaires des gens qui contestent et dénoncent des coutumes et positions aussi barbares que l’homophobie (que ces mêmes idéologues n’hésitent pas à dénoncer chez des gens d’ici), la misogynie (même incohérence), la séquestration des femmes à domicile, les heures de piscine pour musulmanes seulement, les femmes médecins exclusivement pour ces dernières, l’exigence de lieux de prières dans des établissements publics, mais le refus des sapins de Noël dans les mêmes espaces, l’imposition d’aliments halal dans les cafétérias d’écoles et ailleurs, les cabanes à sucre sans jambon, la tentative d’imposer le niqab dans les garderies familiales (position défendue par la FFQ), et j’en passe.

Au nom du respect de la différence, les bien-pensants jugent inconvenant de critiquer pareilles aberrations, mais trouvent judicieux de tenter de museler par une culpabilisation malhabile quiconque dénonce ces dérives flagrantes qui érodent peu à peu notre sérénité sociale au mépris de la culture d’une société d’accueil beaucoup trop tolérante. Nous avons même un parti politique dont les affinités islamistes ne demeurent un mystère que pour ceux qui ont décidé de se mettre la tête dans le sable.

De par la rigidité de sa pensée et sa manie d’ériger en dogmes des pseudos vérités, la bien-pensance actuelle ressemble à une maladie de l’esprit, un cancer de la lucidité qui poussent ceux et celles qui en sont atteints à se croire seuls dépositaires de valeurs suprêmes, quand ils ne se prennent pas pour des leaders spirituels ou des pionniers d’un changement social dont les bénéfices illusoires n’existent que dans leur esprit surmené et inconsciemment fanatisé.

Tenter de les réveiller reste peine perdue. Gardons-nous à tout le moins de laisser radoter ces idéologues à gogo, non pas en tentant, comme eux, de les museler, ni même en perdant notre temps à les contredire, mais bien en affirmant nos positions – authentiquement –humanistes et en ne redoutant pas le jugement de ces malades qui s’ignorent.