Yann Laplante

Né à Val D’or, Yann Laplante a un passé mystérieux. Ce philosophe moderne est Détenteur d’un D.E.S obtenu en prison. Il a également suivi avec succès une formation en vente-conseil au C.F.P Samuel-de Champlain. Motard de cœur, il a conservé son esprit libre en devenant un ardent défenseur des droits des détenus à l’éducation. Conférencier et écrivain, il se démarque par ses propos engagés.

Prisons militaires




Yann Laplante

C’est avec beaucoup d’humilité que je vous suggère la création de prisons militaires. Fort d’une expérience modeste chez les cadets de l’armée, cette période de ma vie m’a toutefois marqué comme étant heureuse.

Ainsi, chez les cadets, on vous apprend la discipline et le respect de l’autorité. Ce que j’ai le plus apprécié lors de mon passage d’adolescent, c’est l’esprit de corps et la franche camaraderie qui y sont enseignés. Les exercices de « drill » et les techniques de survie sont toujours présents en moi et je crois que les Québécois sont friands d’aventure.

De plus, servir le pays est un honneur en soi. En créant des prisons militaires, on pourrait concrètement avoir des hommes et des femmes qui souhaiteraient se prendre en main de façon constructive et qui aspireraient à un emploi dans l’armée. On pourrait instaurer notre propre milice, tel que le fait la France avec sa légion étrangère. Il ne faut pas avoir peur d’innover. Pour plusieurs, croire et être utile pour le pays vaut beaucoup mieux qu’une vie de criminel. Je crois qu’il est possible pour les délinquants d’apprendre davantage le respect de l’ordre et de l’autorité à l’école militaire.

Personnellement, si un juge m’avait offert de rejoindre la légion étrangère française au lieu de tourner en rond dans une cellule, le choix aurait été fort simple. L’armée rend un peuple fort et mieux organisé face à une menace comme le terrorisme. Je n’oublierais jamais les deux tours du World Trade Center, le 11 septembre. J’étais assis dans ma cellule à la prison de Donnacona, ébranlé et impuissant.

Tout ce que je souhaite avec ce court billet, c’est d’amener un point de vue. Une option que notre gouvernement pourrait considérer. J’aime croire que quelqu’un partage cette idée. Avec le taux de récidive que l’on obtient présentement, l’armée semble une option à envisager.

Le parti 51 veut former un véritable gouvernement de coalition (vous pouvez être membre d’un autre parti et être membre du parti 51) et l’admission est gratuite. Ces dirigeants sont ouverts à la création d’une milice; il reste à les convaincre d’innover en créant des prisons militaires.

Finalement, j’ai enfin rencontré M. Hans Mercier, le chef du parti 51. Il est tout sauf un imposteur. Il n’est pas en quête de pouvoir, bref, il est humain et authentique. J’y reviendrai dans un futur billet.

En conclusion, réhabiliter des détenus via les forces armées me semble logique et pratique en particulier pour les jeunes criminels qui ont un besoin de sentiment d’appartenance à un gang. Ce besoin doit être comblé de façon positive dans notre société et les prisons actuelles n’ont pas de solution à ce phénomène.