Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.

Quand « The Alice Paquet Project » s’en prend à Guy Nantel…




Guy Nantel, un humoriste engagé avec une colonne vertébrale. On ne peut en dire autant de ses congénères...

On se demande bien quand la poussière finira par retomber sur ce qu’on pourrait appeler à juste titre l’affaire Guy Nantel, un événement, ou plutôt une saga, qui démontre les effets dévastateurs et antidémocratiques de « bien-pensance » féministe. Jadis, sous Duplessis, l’emprise dogmatique exercée par une main de fer cléricale s’immisçait jusque dans les foyers québécois et interdisait même au bon peuple d’empêcher la famille.

Autre temps, autres mœurs. De nos jours, notre société distincte reste la championne canadienne de l’avortement. Nous avons troqué la grande noirceur contre la grande roseur. Jadis, quiconque osait critiquer le clergé se voyait taxer de communiste. Aujourd’hui, celle et plus encore celui qui se risque à remettre en cause les dogmes de la religion féministe peut se voir excommunier de notre société présumément tolérante et ouverte sur la différence.

Guy Nantel reste à ce jour l’exemple le plus extraordinaire d’un homme pratiquement éviscéré sur la place publique pour avoir osé dénoncer les extrémistes féministes et leur idée fixe de « la culture du viol », concept paranoïde et absurde qui a été déboulonné plusieurs fois par des chroniqueuses féministes, sans leur attirer les mêmes foudres. Bien pire encore, l’humoriste persiste et signe devant ces hordes de fanatiques.

« The Alice Paquet Project »

Les problèmes de Nantel ont commencé avec l’intervention présumée d’Alice Paquet, que notre homme a tourné à juste titre en dérision. Pourquoi « présumée » ? Parce que, ainsi que je l’ai démontré dans un billet précédent, je ne crois pas qu’Alice Paquet ait agi de son propre chef. À aucun moment, depuis qu’elle s’est manifestée il y a un an en accusant faussement Gerry Sklavounos de l’avoir violée, cette femme confuse et irrésolue n’a semblé savoir quelle allait être sa prochaine déclaration.

Elle n’a cessé de s’empêtrer dans ses contradictions, voire dans ses mensonges. Guy Turcotte ferait un meilleur porte-parole pour annoncer du lave-glace que cette femme pour défendre la cause des victimes d’agressions sexuelles.

Avez-vous d’ailleurs remarqué que, alors qu’on ne parlait que de Paquet ces derniers temps, pas une fois l’avons-nous vue donner des interviews en personne ? Chaque fois qu’elle se manifestait dans les médias, c’était par voie de communiqué ou par Facebook, comme si les idéologues qui la téléguident tenaient à contrôler son image de victime présumée et à l’empêcher de se mettre un pied, sinon les deux, dans la bouche.

Cette tactique réussit on ne peut mieux, par l’effet d’entraînement ahurissant que ce coup de marketing féministe a eu sur la partie la moins brillante de la population, qui croit encore dur comme fer que cette pauvre fille a bien été victime du député libéral. Pourquoi je parle de marketing féministe ? Parce que la quinzaine annuelle de men bashing débutera ce 25 novembre, avec la journée internationale de lutte contre la violence faite aux femmes, pour connaître son apothéose avec la commémoration de Polytechnique.

Soulignons le timing des événements qui arrivent vers cette période bénie par les féministes subventionnées. L’an passé, c’était déjà Alice Paquet et les « survivantes » de l’université Laval qui rapportaient aux groupes féministes 26 M $ de plus pour lutter contre les agressions sexuelles. L’année précédente, la crise des femmes autochtones à Val-d’Or, grâce à un reportage que Radio-Canada retenait depuis juillet 2015, rapportait au centre d’aide autochtone de Val-d’Or 6,1 M $. Business as usual

Du fanatisme aux menaces de meurtre…

Les conséquences de la présente tempête médiatique dépassent présentement l’entendement. Nous avons un humoriste, vraiment audacieux, dans la lignée des Deschamps et des Cyniques, aux prises avec des militantes fanatiques, mais qui n’entend pas lâcher prise. Ses collègues humoristes, d’une lâcheté incomparable, se cachent sous une table en attendant que la tempête passe.  Pendant ce temps, Guy Nantel livre ses spectacles sous haute surveillance depuis qu’un psychopathe l’a menacé de mort au nom de « la protection des femmes ».

Heureusement, le public est fidèle au rendez-vous et la popularité de Nantel ne se dément pas. Espérons que notre bon peuple finira par se révolter comme elle le fit jadis contre l’oppression cléricale. Lors de son arrivée au Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne avait constaté que féminisme était devenu « un mot qui est chargé de sens négatif ». Il est grand temps de condamner ce mouvement devenu toxique purement et simplement, démocratiquement, mais définitivement.