Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Quand nos mairesses se victimisent… Andrée Boucher se retournerait dans sa tombe !

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La victimisation à outrance mène au gaspillage de fonds publics...

Je sais, ce titre est choquant, mais il traduit le ras-le-bol que je ne suis pas le seul à éprouver devant la surenchère à la victimisation qui fait la une jour après jour comme à chaque année autour du 25 novembre. Cette date sonne le début d’une intensification malsaine d’hostilités dans la guerre perpétuelle que les féministes misandres livrent aux hommes et aux garçons du Québec, comme ailleurs en Occident.

Invariablement, ces lamentations s’accompagnent de demandes de financement. Ainsi, le milieu universitaire québécois, qui avait réussi à soutirer 23 M $ répartis sur cinq ans au trésor public pour lutter contre une « culture du viol » imaginaire qui sévirait dans ses établissements, a réussi à extorquer à la ministre de la Condition féminine, Hélène David, un supplément de 2 M $, sans doute en s’appuyant sur le sondage bidon voulant que 40% des étudiants de l’université Laval auraient été victimes d’agressions sexuelles. Pure folie !

Or, après analyse approfondie dudit sondage, Éric Lacroix, de SOM recherche et sondage, avait affirmé à Bernard Drainville, sur les ondes du FM 98,5, que ces résultats n’avaient aucune fiabilité, étant donné leur caractère par trop aléatoire.

Encore un sondage…

C’est maintenant au tour de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) de se trouver une partition dans le concerto en victimisation majeure avec cette tyrolienne voulant que les mairesses seraient bien davantage « victimes » de harcèlement, de discrimination et d’intimidation que leurs homologues masculins. Comme il fallait s’y attendre, cette nouvelle ode s’accompagne d’une demande de financement :

« Le problème aurait pris une telle ampleur que la FQM sent le besoin d’appeler Québec à la rescousse. La Fédération demande au gouvernement Couillard de créer une structure destinée à recevoir les plaintes des élus municipaux, hommes et femmes, mais surtout des femmes beaucoup plus nombreuses à subir des violences psychologiques dans l’exercice de leurs fonctions, selon les résultats du sondage. »

Le – nouveau – recours à un sondage trahit la tactique bien féministe de faire prévaloir l’émotionnel sur le factuel. En effet, aucune compilation d’événements ne vient appuyer les déclarations des mairesses. Nous demeurons dans le domaine du déclaré, du ressenti et du subjectif. Or, pas besoin d’être psychiatre pour savoir que les femmes reçoivent plus durement que les hommes les critiques, les mouvements d’humeur ou les attaques personnelles. Ce qui, pour un homme, fera partie de la game politique semblera une agression à plus d’une femme. Pas étonnant que les maires se lamentent moins…

C’est cette réalité même qui est évoquée par la porte-parole de la FQM et mairesse suppléante de Saint-Casimir, Danielle Duchesneau DuSablon, commentant le sondage :

« Les problèmes d’exclusion, de discrimination, de harcèlement et d’intimidation affectent toujours beaucoup plus les femmes. » Le mot clé est lancé : affecter. Je doute fort que cette dame fasse la part des choses entre être affecté émotivement et l’être au plan d’événements objectivement plus marquants que d’autres.

« Les mairesses manquent de confiance en leurs capacités. »

L’attitude « maternaliste » de la FQM, en infantilisant les femmes, reconnaît implicitement qu’elle les considère moins solides que les hommes : « De plus, bien plus souvent que les maires, les mairesses manquent de confiance en leurs capacités et avouent ne pas se sentir à la hauteur de la situation. L’écart entre hommes et femmes atteint 17 points à ce chapitre. »

Comment ne pas comprendre qu’une telle fragilité puisse conduire les mairesses à dramatiser des événements qui n’affecteraient que plus modérément les maires, davantage confiants en leurs possibilités, de l’aveu même de la FQM ? Est-ce en créant un nouvel éléphant blanc qu’on aidera les femmes à acquérir solidité et confiance en elles ? Bien sûr que non !

En plus de revendiquer une parité obligatoire, les femmes ne représentant que 20 % des maires au Québec, il faudrait instaurer un environnement « cottonnelle » et douillet qui les mettrait bien à l’abri de tout ce qui pourrait bouleverser leur estime de soi incertaine ? Misère…

Je pense à la mairesse Andrée Boucher, qui a conquis la mairie de Québec en ne se fiant qu’à ses seules capacités de bagarreuse politique. Pensez-vous qu’elle a eu besoin d’une structure douillette pour lui tenir la main, pour la rassurer sur son estime personnelle, pour écouter ses états d’âme, pour lui dire « Vas-y, ma choupette, t’es capable, fais-nous ça comme une grande, là ! » ?

Non, elle est arrivée à ses fins par sa seule compétence, par son seul travail. Que voulez-vous, Andrée Boucher était une battante. Mieux, Andrée Boucher était une vraie femme !