Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Les femmes sont-elles devenues les championnes de la victimisation ?

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Dur, dur d'être une femme, aux yeux des militantes...

Avant d’aborder ce sujet délicat, je dois définir sous quel angle j’ai décidé de le traiter. Selon Wikipédia, « la victimisation est le fait d’être considéré comme victime d’un acte ou d’un phénomène donné (rejet social, catastrophe naturelle, agression, terrorisme, racisme, etc.). » Dans une perspective psycho-sociale, « elle peut être associée à des troubles psychologiques comme la paranoïa, […] empêcher la personne concernée de sortir de cet état de victime ]…] et « le statut de victime peut être inventé pour en retirer un bénéfice. La fausse victime fait en ce cas preuve de perversion. » Cette dernière option m’interpelle…

Alors que nous sortons péniblement de la neuvaine annuelle de men bashing où l’homme blanc hétérosexuel est littéralement lynché dans les médias et rendu responsable des mille et un bobos et souffrances des femmes, aborder le thème de la victimisation s’impose. Avant de se demander de quoi les femmes sont victimes, il est devenu plus simple d’essayer de savoir de quoi elles ne le sont pas.

Victimes tout-terrain…

Grâce au féminisme, les femmes se sont vues interpelées sur une pléthore de problématiques dont elles ne soupçonnaient même pas l’existence en raison de leur absence de conscientisation de l’oppression patriarcale qui, les informent les militantes, les écraserait.

Première oppression : l’hétérosexualité. Ne riez pas, il existe une foule de citations à cet effet, recensées par Yvon Dallaire dans Homme et toujours fier de l’être. En voici une : « Quand une femme orgasme dans les bras d’un homme, elle collabore avec le système patriarcal, elle érotise sa propre oppression. » – Sheila Jeffrys, professeure. Et cette autre : «  La relation hétérosexuelle est l’expression la plus pure, la plus formalisée du mépris pour le corps de la femme. » – Andrea Dworkin, The Rape Atrocity and the Boy Next Door. Et que dire de celle-ci : « Les rapports hétérosexuels sont antiféministes. » – T-Grace Atkinson, Amazon Odyssey. Il faut le lire pour le croire…

Mais le fun ne fait que commencer. Une journaliste, Nora Bouazzouni, affirme le plus sérieusement du monde que si les hommes sont plus grands que les femmes, c’est parce qu’ils se sont accaparés la majeure partie des protéines. Une question, comme ça : si cette thèse est vraie, les hommes n’ont-ils pas réussi à s’accaparer la plupart des protéines justement parce qu’ils étaient plus grands au départ ?

En plus de leur sous-alimentation présumée, les femmes, c’est évident, seraient les premières victimes des changements climatiques. Pourquoi ? Voici : « Le changement climatique affecte en premier lieu les populations les plus à risque et les plus pauvres. Les populations des montagnes sont particulièrement vulnérables, car le changement climatique et ses répercussions se font notamment sentir dans les régions montagneuses. » En clair, seules les femmes composent les populations les plus pauvres et peuplent les régions montagneuses. Elles doivent se reproduire par photocopies…

Même dans nos sociétés industrielles, la malédiction patriarcale sévit en opprimant les femmes par cette arme létale qu’est l’air conditionné : « Bienvenue dans notre monde du travail, celui où les femmes se battent quotidiennement pour faire comprendre aux hommes que la climatisation leur pose problème. » La « chercheuse » à l’origine de cette trouvaille « affirme que les hommes sont autorisés à déterminer la température qui les agrée tandis que les femmes sont contraintes de mourir de froid. » C’est pas des blagues. On imagine leur oppression l’hiver en Amérique du Nord…

La pub, également, fait des ravages considérables : « Et, alors que je n’ai que 24 ans, je me ruine déjà en crèmes, masques et autres onguents anti-âge et anti-rides. Et tout ça, pourquoi ? Parce que, comme 99% des femmes de la société moderne occidentale, je suis une victime de la pub. » Pauvre choupette… Et que dire du cinéma : « Les productions cinématographiques sont la représentation d’une société patriarcale et perpétuent les rôles stéréotypés des hommes et des femmes. Ainsi, la caméra subjective des grosses productions hollywoodiennes nous offre – très souvent – le regard d’un homme blanc hétérosexuel sur des femmes objectifiées par le regardeur (on pourrait même dire le voyeur!). » C’est vrai que l’homme blanc hétéro a l’air de plus en plus signifiant et magistral dans les pubs et dans le cinéma. Sacré macho, va…

Même nos universités sont devenues des zones érogènes sinistrées puisqu’une « recherche » nous informe que 47 % des répondantes à un sondage de l’université Laval ont été victimes d’une agression sexuelle sous l’emprise de « la culture du viol ». Ainsi que le faisait remarquer une représentante du Comité femmes de cet établissement« un regard trop insistant, une blague insidieuse, un geste inapproprié, la persistance d’un flirt non désiré, tout cela participe à la culture du viol. » Parlez-moi d’agressions…

Sœurs de souffrance, victimes éternelles, dans une perspective féministe, bien sûr, les femmes parviendront-elles à échapper à l’oppression patriarcale ? Plus je lis les boniments larmoyants et insipides des militantes, moins j’arrive à les prendre au sérieux…