Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Violence au féminin : spécial mères indignes…

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Il faudrait en finir avec le mythe voulant que les mères soient incapables de la moindre malveillance...

Bien que le taux de criminalité au Canada ait atteint son niveau le plus bas depuis 1969, on continue de faire comme si les femmes étaient de plus en plus menacées et, bien sûr, seules victimes d’une « violence systémique » et d’une « culture du viol ». Les violences sexuelles seraient cependant à la hausse, mais ces statistiques reposent essentiellement sur des signalements. Comme la définition d’une agression sexuelle est devenue tellement large que même un regard insistant peut en devenir une, on comprendra la nécessité d’une élémentaire prudence avant de tirer des conclusions hâtives.

Nous venons de vivre, comme chaque année, 12 jours et plus pendant lesquels on nous a rabattu les oreilles avec la violence, réelle et imaginaire, subie par les femmes. Ne serait-il pas judicieux, afin de lutter contre les stéréotypes sexistes, d’aborder également la question de la violence commise par les femmes ? Après tout, abolir les stéréotypes, n’est-ce pas un dogme féministe ?

Parmi les stéréotypes les plus tenaces, il en existe un voulant que, quand une mère tue ses enfants, c’est pour les protéger, tandis que lorsqu’un homme pose le même geste, c’est pour se venger de la mère. Seuls les faits viennent contredire un tel absolu, comme vous allez pouvoir en juger.

Amelia Di Stasio, 23 ans, a été arrêtée pour avoir brûlé vif son fils de quatre ans avec de l’huile de friture à son domicile de Milwaukee. L’enfant a été retrouvé ligoté avec sept ceintures, carbonisé et recouvert d’un sac poubelle dans une baignoire. Un témoin aurait entendu l’enfant implorer sa mère, intraitable. Des recherches sur le cellulaire de la suspecte ont fait état de la façon de tuer un cannibale. Di Stasio aurait également participé à un jeu en ligne consistant à « tuer par le feu » et à plonger des cannibales dans du pétrole. Charmant.

Une autre mère peu recommandable, Lamora Williams, 24 ans, a été accusée d’avoir également brûlé vivants ses deux enfants en les plaçant dans un four. Le drame est survenu à Atlanta le 12 octobre dernier. Le père des enfants a immédiatement appelé la police après que Williams lui ait montré les enfants morts par un appel vidéo. Non, les mères ne tuent jamais par esprit de vengeance. Des proches ont prétendu que la mère souffrait de problèmes psychiatriques non diagnostiqués. Le père a déclaré : « Je n’ai plus d’âme. »

« Chéri, je viens de tuer les enfants. » C’est ainsi que Sarah Nicole Henderson, 29 ans, une autre mère que n’habitait sans doute aucun esprit de vengeance, devait annoncer à leur père le meurtre par balles de ses deux filles, âgées respectivement de cinq et sept ans. Le drame est survenu en novembre dernier à Mabank, au Texas. La meurtrière a avoué aux enquêteurs avoir planifié les meurtres depuis des semaines et songeait même à tuer son époux. Les raisons de son geste restent inconnues.

Ne supportant pas que son petit ami la quitte, Netchanok Nokyungtong, 20 ans, une jeune femme de Pattaya, Thaïlande, a jeté son bébé tout juste naissant, enveloppé d’un sac de plastique, d’un 17e étage en novembre dernier. Le bébé a été retrouvé mort, le cordon ombilical encore attaché. La mère a admis les faits et n’a manifesté aucun chagrin. Le géniteur de l’enfant lui avait demandé d’avorter, mais Nokyungtong a soutenu qu’elle n’avait pas l’argent pour le faire. Le Daily Mail indique plutôt qu’elle ne supportait pas que son petit ami retourne vers sa femme légitime.

Lorien Norman, 26 ans, a été interpellée en octobre 2016 par la police à Adélaïde, Australie. Les agents ont découvert sa fille de huit mois couverte d’ecchymoses. La mère a admis l’avoir battue à coups de cuillère. Une peine de 13 ans avait été requise contre elle, mais le juge, estimant les blessures superficielles (sic!) l’a relâchée en septembre dernier avec une amende de 400 euros et une peine de sursis. Elle a été libérée sitôt le verdict prononcé. Le père de l’enfant s’est déclaré choqué par la clémence du juge. De nombreux internautes lui ont emboîté le pas…

Plusieurs parmi vous seront outrés par ces récits, certains émus par leur horreur, d’autres, choqués parce que j’ai osé les rapporter, emmurés qu’ils sont dans un stéréotype de maternité angélique que rien ne doit flétrir. Je n’ai pas inventé ces nouvelles et ces âmes chagrines peuvent en vérifier et contre-vérifier les sources. Il est difficile de se prononcer sur les motivations ou sur l’état de santé mentale de ces agresseuses, meurtrières pour la plupart. Mais on ne peut nier que ces crimes aient été commis. Ni qu’ils l’aient été… par des femmes.