Samuel Fillion Doiron

Étudiant en Enseignement de l’univers social et de l’éthique et culture religieuse au secondaire, vice-président régional de la Capitale Nationale et de Chaudière-Appalaches au Parti conservateur du Québec.

Changement climatique : comment ça marche?

Chef a domicile


http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/19/01003-20100719ARTFIG00449-le-lobby-climatosceptique-finance-par-le-petrolier-exxon.php

http://quebec.huffingtonpost.ca/jean-michel-goulet/climato-sceptiques-quebec_b_12775096.html

Il fait froid dehors, donc le réchauffement climatique n’existe pas, parce qu’on le sait, il fait froid partout sur la planète en ce moment, même en Australie. 98% des scientifiques sur la planète confirment qu’il existe un réchauffement climatique et que l’Homme en est responsable, mais c’est la faute du Nouvel Ordre mondial, des Illuminatis, des Reptiliens, mais surtout de la Chine, de Barack Obama, de Justin Trudeau, de Philippe Couillard, d’Emmanuel Macron et j’en passe.

Au-delà du fait que je trouve ces arguments parfaitement ridicules, je pense qu’il y a un urgent besoin de s’informer, dans les deux cas, car lire différentes études n’est pas suffisant pour avoir une bonne idée. Le contenant peut dire des choses que le contenu ne dira pas.

Je vais cependant commencer par mettre certaines choses au clair. Je ne suis pas un climato-sceptique, je ne suis pas conspirationniste et je pense que beaucoup de questions méritent d’être posées.

L’autre jour, j’étais à l’université dans un cours, que je ne nommerai pas pour éviter de mettre mon enseignant dans l’embarras, durant lequel il a fait une petite parenthèse pour nous expliquer le fonctionnement de la recherche scientifique à l’Université Laval. Il m’a dit que les enseignants (pas les chargés de cours) étaient engagés et avaient une période probatoire avant d’obtenir définitivement leur poste et que le premier critère sur lequel l’université se base pour décider si elle garde ou non l’enseignant est… la qualité de son enseignement? Non désolé, ce serait ça si on considérait l’enseignement supérieur suffisamment important. Le premier critère est la capacité de l’enseignant à faire rentrer de l’argent, donc à obtenir des subventions.

Dans un autre cours, je discutais avec un des étudiants de ma classe et je lui expliquais ce que mon enseignant avait dit et l’autre enseignant (celui qui nous enseignait le cours à ce moment) a hoché la tête de façon aussi affirmative qu’un Albertain qui admet voter conservateur, donnant ainsi raison au premier enseignant.

Comme vous le savez, les enseignants sont également des chercheurs, mais un enseignant seul ne peut faire une recherche, car cela lui prendrait dix ans et les conclusions de sa recherche seraient peut-être dépassées. Il a donc besoin d’une équipe et d’argent. Je suis donc en droit de poser la question suivante : qui finance ces recherches?

Ce n’est pas important, vous croyez? Visiblement, ce l’est pour certaines personnes, car je vous rappelle qu’il y a des gens qui s’arrachent les cheveux lorsqu’ils apprennent que les études climato-sceptiques sont financées par des compagnies pétrolières. (http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/19/01003-20100719ARTFIG00449-le-lobby-climatosceptique-finance-par-le-petrolier-exxon.php)

Les compagnies privées peuvent effectivement financer ces recherches, mais le gouvernement le fait également et je vous rappelle que la plupart des gouvernements ont des intérêts à charger des taxes vertes et donc, que les études plus « alarmistes » sont à leur avantage. Si j’ai tort dans mon affirmation, alors ça veut dire qu’il n’y a rien à craindre des études financées par les compagnies pétrolières… ou bien c’est deux poids, deux mesures?

À la fin de la recherche, différents scientifiques se rassemblent et vont ensemble décider ce qui fait le plus consensus et en faire le « savoir scientifique officiel ».

Je ne veux pas faire de généralisation abusive, mais si l’Université Laval fonctionne ainsi, je me donne le droit de me questionner sur le fonctionnement des autres universités. Je vous rappelle que toutes les institutions mentionnées plus haut sont dirigées par des hommes avec une nature humaine et des intérêts personnels. Bref, où il y a de l’humain, il y a de l’Homme.

Je vais conclure avec l’idée que je me suis fais sur le réchauffement climatique.

Je crois aux changements climatiques, car c’est actuellement le consensus scientifique, mais je m’en balance que des gens n’y croient pas, car vu le fonctionnement de notre démarche scientifique, ils pourraient très bien se faire donner raison par la science elle-même dans quelques décennies. De plus, 98% de gens qui disent la même chose n’est pas une garantie de vérité, car tout bon scientifique sait que l’on atteint jamais la vérité absolue. Je vous rappelle que la théorie des humeurs d’Hippocrate a été valable de l’Antiquité jusqu’aux Temps modernes, que la théorie géocentrique (Terre au centre de l’Univers) a été la seule valable jusqu’au 16e siècle.

Bref, la science n’a pas fini de nous en apprendre et il faut être très égocentrique pour penser que l’on a atteint la « Vérité » à notre époque. Gardons l’esprit ouvert.