Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Dotons nous d’un GBS!

Chef a domicile


C’est vrai que la meilleure chose dont quelqu’un devrait être équipé, de nos jours, c’est d’un GBS!

Par Ghislain Loiselle

Un GBS, c’est le pur  »gros bon sens »! Ça s’applique pratiquement en tout. Et c’est gratuit.

Je me console toujours en me disant que le commun des mortels en est doté. Bref, que l’  »homme de la rue », si vous fait en général preuve de gros bon sens en tout ou presque.

C’est toujours, apparemment, une minorité qui semble ne pas avoir de tête, ne pas avoir de jugement. Certainement qu’il y a, dans la société, un nombre limité d’individus qui constituent un vrai problème.

Mais il se pourrait fort, d’un autre côté, qu’on manque tous notre coup à certains égards, à nos mauvaises heures, disons. On n’a pas toujours des moments de gloire dans la vie. Oh que non! On a tous des hauts et des bas. Et on ne peut être bon dans tout. Chacun a son talent. Il faut faire avec. Toujours faire de son mieux avec ce qu’on a.

Dans toutes les générations, des hommes et des femmes ont fait fausse route à l’occasion. Quand on manque son coup, peut-être que c’est attribuable au fait qu’on ne prend pas assez le temps de réfléchir avant de poser un geste, avant de répondre, parce qu’on ne prend pas le temps de tourner sa langue sept fois avant de parler, parce qu’on se trouve à une époque qui équivaut à avoir le nez collé sur l’arbre, ce qui empêche de voir la forêt, etc. C’est sûr que le stress joue un grand rôle dans les gaffes que le monde fait. Tout va trop vite. On est pressé de toutes parts. Le marché du travail, la ville, le temps serré, les obligations, les contraintes diverses, les convictions mal basées, la pression, etc. Voilà certains facteurs qui amènent parfois à prendre le clos (une vue de l’esprit). Mais le principal, je pense, c’est de savoir que personne, à la base, n’est parfait. La perfection n’est pas de ce monde. Mais il faut travailler pour l’atteindre et accepter nos erreurs lorsqu’on en fait. Et tout le monde en fait. Y a rien de plus sûr. Certaines bévues peuvent être lourdes de conséquences. D’autres peuvent en avoir des limitées. Il faut les accepter. Corriger le tir si c’est possible. Réparer si on peut. Pardonner. Accepter une décision, voire une punition.

Dans certains domaines, on peut ne pas toujours pouvoir réparer des erreurs commises. En conduite automobile, par exemple. Au travail, aussi, où des accidents peuvent, comme sur la route, être mortels, sinon causer des blessures graves. On peut tuer ou se tuer de bien d’autres manières. Il y a des petites morts et de grandes morts partout. Dans les familles. Dans les couples. Chez les amis. Au boulot. C’est pourquoi il est bien important de prendre le temps de respirer par le nez, de ne pas brûler la chandelle par les deux bouts. De se fermer la moule lorsqu’elle veut s’ouvrir trop vite, suivant l’impulsion d’un être humain qui ressemble souvent à une allumette. On est vif d’esprit, prompt… Je pourrais écrire encore plusieurs lignes là-dessus. Mais le temps est de nouveau à la réflexion. Prendre le temps de penser, c’est majeur.

Un dernier mot, je perçois la vie tantôt comme une comédie, tantôt comme un drame. En fait, on pourrait dire que, quelque part, on vit, dans nos sociétés, des comédies dramatiques ou, si on veut, des drames comiques, la nature humaine tenant le premier rôle et réservant bien des surprises. Souvent, la réalité dépasse la fiction.