Olivier Kaestlé

Diplômé d’un baccalauréat en littérature française (Université du Québec à Trois-Rivières) et d’un certificat en journalisme (Université Laval), Olivier Kaestlé a commencé à s’exprimer dès 2006 dans les tribunes d’opinion sur une pléthore de sujets. C’est en créant son blogue en 2009 qu’il a choisi de se consacrer presque exclusivement à la condition masculine et à la dénonciation des injustices et iniquités vécues par les hommes et les garçons, tout en se vouant à la lutte à l’intégrisme religieux, qui menace de plus en plus les femmes et les filles ayant la chance de vivre selon les valeurs civilisées du Québec. Olivier co-anime également avec Lise Bilodeau l’émission « Tant qu’il y aura des hommes…  » sur les ondes de Radio Média Plus.ca.

Égalité homme-femme : la légende de la Vierge et du Scorpion…

Certaines légendes conservent un fond de vérité... ou d'espoir ?

Il arrive que des légendes apparemment anodines nous fassent réfléchir sur des enjeux cruciaux. Aujourd’hui, pourquoi ne pas recourir à l’astrologie pour en tirer des conclusions humanistes et universelles ? Non, je ne suis pas tombé sur la tête et je n’attribue aucune valeur dite scientifique à cette discipline, pas plus que je ne crois qu’elle puisse prédire l’avenir. Je dois avouer par contre que la symbolique des signes du zodiaque me fascine, tout autant que certaines « coïncidences » entre leurs portraits respectifs et la nature des natifs nés sous leur « influence ». Mais lisez plutôt.

Une vieille légende révèle que l’univers était à l’origine gouverné par 10 signes au lieu des 12 que nous connaissons, néanmoins répartis comme eux sur les 360 degrés de la ceinture zodiacale. Neuf d’entre eux occupaient 30 degrés chacun, ce qui devait rester immuable, tandis que le signe du Scorpion, incarnant le principe masculin de l’univers, en accaparait 90 à lui seul.

Dans son infinie sagesse, le créateur décida d’instaurer le principe féminin de l’univers afin de simplifier la vie du principe masculin, sans doute débordé par la tâche à accomplir. Ainsi, la constellation de la Vierge fut créée et 30 degrés lui furent impartis. Le zodiaque comptait désormais 11 signes zodiacaux, correspondant à autant de constellations.

Il y avait un hic, vous devez vous en douter, le signe du Scorpion continuant à monopoliser 60 degrés, soit deux fois plus que sa contrepartie féminine. Au bout d’un monologue intérieur qui dut lui prendre une éternité, le Très Haut décida qu’il fallait équilibrer les forces. Il conçut alors le signe de la Balance, qu’Il inséra judicieusement entre la Vierge et le Scorpion, en vue d’assurer l’équilibre entre les deux principes qui gouvernaient désormais l’univers, comme on s’en doute, dans un esprit de justice, d’égalité et d’harmonie… Bon, j’exagère peut-être.

« Révélateur » est le fait que les trois signes du zodiaque qui occupent l’espace qui n’était jusqu’ici attribué qu’à un seul, soient localisés au cœur même de la ceinture zodiacale. Sur 12 signes, la Vierge, représente le sixième, la Balance, le septième et le Scorpion, sans doute heureux de toute cette compagnie, le huitième. On peut tirer de cet état de fait la conclusion que l’égalité entre les sexes occupe une place primordiale aux yeux du Créateur pour qu’Il en exprime le principe d’une façon aussi « évidente » que fondamentale, au sens de centrale. Avouez qu’il y a quelque chose à comprendre là. Je savais bien que vous seriez d’accord avec moi.

De nos jours, il n’y a pas plus fragile que l’équilibre de l’égalité homme-femme, sans cesse menacé par les deux intégrismes que sont devenus l’islamisme (je ne précise pas radical, cette mouvance politique l’étant par définition) et le féminisme radical (là je précise, il peut rester des féministes qui ne le sont pas), autant étatique que communautaire. Le premier menace la dignité et la liberté des femmes, en prônant la charia. Le second a entrepris une croisade sans merci contre les hommes dont il compromet l’avenir académique, à qui il bloque l’accès à des soins de santé et de services sociaux adaptés, en plus de favoriser le harcèlement judiciaire et l’aliénation du droit des pères à leurs enfants tout en ne les considérant que comme des guichets automatiques.

Bref, si l’on écoutait les islamistes, le Scorpion occuperait à nouveau 90 degrés tandis que s’il n’en tenait qu’aux féministes radicales, la Vierge accaparerait le même espace. La partie n’est pas gagnée pour qui croit en l’indispensable équilibre entre les hommes et les femmes, sans cesse menacé par les fléaux que sont la malveillance, la rapacité, la cruauté et l’hypocrisie. Préserver à tout prix cet équilibre précaire doit rester la responsabilité de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté. Après tout, ce principe, bien plus que son respect, est écrit dans le ciel…

Je profite de l’occasion de ce billet pour souhaiter une superbe année à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté qui croient et travaillent au quotidien à l’avènement d’une véritable égalité homme femme, incluant l’indispensable principe de réciprocité !