Claude Aubin

Claude Aubin: Sergent détective à la retraite du S.P.V.M., il a travaillé sur les groupes organisés tels la mafia Russe, les groupes Jamaïcains, les Pakistanais et les gangs de rues. Il aura plus de 5,000 arrestations à son palmarès. Puis de 2003 à 2012 il devient chroniqueur au Photo Police, en plus d’écrire trois livres et faire un peu de cinéma. En 2014, il se retrouve blogueur au Huffington Post. Et devient collaborateur au 10-04

Il aurait suffi d’un geste pour qu’une famille reste

Chef a domicile


Nous avons tous suivi la saga de cette famille, ayant tout fait pour demeurer au Québec. Mon cœur disait : laissez-les ici, ils sont intégrés, mais ma tête disait : les fonfons de l’immigration ont pris la décision et le cœur, ils le laissent à la maison avant de partir travailler; le ministre et son patron en ont un sélectif.


Quand je vois trois députés se joindre à des enseignants, des avocats, des organismes sociaux, dans le but d’évincer cette famille adaptée au Québec depuis 5 ans. Des gens travaillant et apprenant le français. En les voyant partir les larmes aux yeux, je me demande :  »Pffffrt qu’ossé ça donne ! »


Je ne peux que m’indigner du silence radio du beau gosse, notre Premier ministre. Ne sait-il pas que cette famille Lawrence demeure dans son comté? Vous savez, ce comté gagné par $70,000 d’argent sino-britannique. Résultat : la famille doit repartir dans un pays hostile qu’ils avaient quitté.


Ce qui est bête avec cette façon de faire, c’est que j’ai travaillé de concert avec les tribunaux de l’immigration. Nous avions toutes les misères du monde à déporter nos mafieux Russes, qui pourtant volaient à grande échelle, extorquaient, fraudaient et importaient des stupéfiants. Alors que des gens tranquilles se faisaient retourner manu militari.


Et, pendant ce temps, notre grand nigaud, car c’est ainsi qu’il est perçu par les Chinois, parle timidement de droit de la personne. Pas trop fort quand même, on a des intérêts économique à discuter. Il aura fait la même chose avec les Saoudiens, contrats obligent.


Du même souffle, on se souvient tous du beau gosse et de ses sbires, accueillant à grand coup d’amour, des arrivants illégaux à la frontière. Ce Premier ministre savait très bien que 85% d’entre eux devraient repartir. Mais comment résister aux caméras? Alors, jolis sourires creux, jolis autoportraits. C’est comme ça quand on se fait du capital de sympathie. Belle publicité, belles images vides et passons à autre chose.


Maintenant, ce même beau gosse veut ramener ses sujets djihadistes repentants ou peut-être pas… Ils n’ont pas assez fait de trouble. Même que certains leaders de la communauté musulmane les comparent aux soldats canadiens que nous avons envoyés pour les combattre. Les pauvres sont en post-traumatique. Je ne me souviens pas avoir demandé à ces jeunes de partir défendre des valeurs au nom d’un Dieu quelconque.


Au Canada, le plus beau pays au monde, il semble que nous n’aimions pas les gens tranquilles, ceux qui aimeraient travailler et contribuer. Bien non… Nous sommes mieux avec ceux qui nous défèquent sur la tête, ceux qui nous traitent de racistes, ceux qui veulent changer nos valeurs et nous imposer les leurs.


Des gens, je dis bien DES gens, exigent qu’on enlève le mot terriblement offensant et presque sacrilège : NOËL. Et ces même gens demandent de faire disparaître une crèche et qu’on les accommode!


Quand dans ce même pays 3% d’une population exige des denrées Halal et que l’industrie alimentaire mercantile et vénale, court pour leur faire plaisir. Quand ces mêmes personnes, décident que c’est à nous de nous adapter et se font leur propre commission d’enquête, sur notre racisme. Alors, ou nous décidons que c’est assez, ou il ne nous reste qu’à pester et s’indigner, car nous sommes déjà trop avancés dans le mouvance du nous-sommes-des tapis-et-marchez-nous-dessus.


Alors, les familles voulant absolument s’intégrer dans notre société, foutez le camp! Ce que nous voulons ici, ce sont des radicaux religieux, car finalement nous sommes terriblement masochistes!


Par chance, notre grand Premier ministre, nous fait un immense plaisir avec la marijuana. Oui, semble-t-il que la population le demandait à corps et à cris. Les problèmes, nous nous arrangerons avec. Si tout le monde est stone, on ne s’apercevra de rien.

 

Libre édition Claude Aubin
Libre édition Claude Aubin