Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Grizzlys : la bêtise humaine n’a pas de fin!

Chef a domicile


Pitoyable!

Ce genre de chasse est inacceptable! Ceux qui les abattent ne chassent pas pour les manger. C’est pour le trophée. C’est intolérable. Un ours n’a pas à mourir ainsi pour l’orgueil des hommes. Cette bête a le droit de vivre. Et en paix.

Par Ghislain Loiselle

Je parle des grizzlys. Ne déviez pas le sujet. Je ne saisis pas comment des gouvernements provinciaux ou territoriaux permettent un tel massacre encore en 2017, bientôt en 2018, en ce troisième millénaire.

Le gouvernement fédéral devrait intervenir si une province ou un territoire n’a pas assez de tête, de génie, pour comprendre qu’il faut plutôt protéger ces animaux et se rabattre sur autre chose. C’est écoeurant. Qui peut dire le contraire? Prenez la parole! Manifestez-vous, que vous soyez pour ou contre! Cela ne me fera pas changer d’idée! Mon point de vue est exposé ici sur la question.

Cette chasse est à condamner.

Je ne peux comprendre cette folie des hommes. L’ours brun est un prédateur. On ne tue pas un prédateur. L’humain est le prédateur des prédateurs, mais il ne doit pas exercer sa prédation pour simplement en venir à pouvoir exhiber une tête d’ours et des pattes munies de griffes spectaculaires. Il est déplorable qu’un ours finisse ses jours ainsi. Quel gaspillage. Une vie perdue pour que dalle!

Il y a une différence entre chasser pour manger et aller à la chasse pour tuer par plaisir. Rechercher un trophée, ce n’est pas chercher de quoi manger. Ces plaisirs morbides devraient être proscrits dans notre société prétendument civilisée.

Je regardais un petit film tout à l’heure où on voyait des pêcheurs de saumons. Ils étaient armés de pistolets. Au cas où ils se seraient fait attaquer par un ou des ours grizzlys. Ces individus se trouvaient sur le territoire de ces ours, sur le bord de rivières regorgeant de poissons. Si aller à la pêche est au prix de tuer à l’arme à feu ce qui n’a rien à voir avec la pêche, alors sortez du bois! Si tout le monde se met à tuer des grizzlys parce qu’ils veulent aller à la pêche, on aura droit à un beau massacre. La Terre entière n’appartient pas qu’aux hommes. Les bêtes sont dans leur demeure, en forêt, dans les bois. L’homme doit respecter leur lieu de vie. C’est comme ça qu’on se retrouve avec des espèces menacées, des animaux en voie de disparition. Sommes-nous assez intelligents pour comprendre cela et agir en conséquence?

Je ne suis pas contre la chasse. Personnellement, je chasse l’orignal, en Abitibi-Témiscamingue, et c’est pour le consommer. Mais je vois une nette différence entre des animaux dits de troupeaux et des créatures se trouvant au sommet de la pyramide alimentaire. Il n’y a pas des grizzlys comme il y a des orignaux ou des ours noirs au Québec. Dans notre pays québécois, on dit qu’il y aurait quelque chose comme 65 000 orignaux, d’après des inventaires douteux faits certaines années du haut des airs. Depuis 1994, des plans de gestion garantissent que le cheptel est bien administré. On s’y fie. On n’a pas trop le choix. Mais ça semble marcher. Même chose pour l’ours noir et le doré. Cependant, je ne pense pas, je le répète, qu’il y ait des grizzlys comme on a des élans d’Amérique et des ours noirs et du poisson. Je ne crois vraiment pas. Et les gros ours bruns de l’Ouest canadien m’apparaissent comme des  »pièces » rares dans le monde faunique canadien. Je ne comprends pas ce saccage, ces abattages.

Ça n’a aucun bon sens. L’homme est fou, ma foi! Quelle sorte de gouvernement on a pour que de telles choses, de telles horreurs puissent encore exister de nos jours au nom de l’économie, du tourisme? Quelle merde! Je suis découragés de la bêtise humaine! Ce genre de tourisme-là, on peut et on doit absolument s’en passer. Troquer vos armes à feu pour des appareils photographiques ou cinématographiques. La chasse aux trophées, y compris pour l’orignal, en particulier au Yukon où des bêtes sont admirables, vénérables en âge, ça doit absolument être interdit. Tu chasses pour manger personnellement la viande ou tu ne chasses pas. Tu chasses pour toi, pas pour les autres. Sinon, c’est une forme de commerce à proscrire à tout prix. Gouverneurs, gouvernants, représentants des citoyens, agissez!