Ghislain Loiselle

Ghislain Loiselle a été journaliste-photographe de début 1980 à fin 2008 dans trois journaux de Québecor à Rouyn-Noranda, un vendu, un gratuit et un électronique. Il a aussi écrit de nombreux textes pour d’autres publications. Demeure indépendant comme journaliste, rédacteur et photographe. Rédige aussi sur son web log (Le Blogue de GL) et sur Facebook. Affectionne le commentaire, mais aussi le rapport objectif sur un peu tout, étant avant tout un généraliste.

Leila Inksetter publie Initiatives et adaptations algonquines au 19e siècle

Chef a domicile


Leila Inksetter, docteure en anthropologie originaire de l'Abitibi.

Leila Inksetter, une petite fille de l’Abitibi-Témiscamingue, vient de publier Initiatives et adaptations algonquines au 19e siècle.

Par Ghislain Loiselle

Son livre, sorti des Presses universitaires du Septentrion, est en librairie depuis le 24 octobre dernier, selon le Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones.

Madame Inksetter est docteure en anthropologie, ayant obtenu son doctorat de l’Université de Montréal. Elle a également une formation en archéologie. Elle a d’ailleurs travaillé pendant plusieurs années à Archéo 08, organisme fondé en 1987. Elle oeuvrait aux côtés de son fondateur qui y était archéologue permanent, feu Marc Côté.  Elle a vécu une grande partie de sa vie en Abitibi-Témiscamingue, région faisant partie du Royaume algonquin.

Cette anthropologue intègre des catégories de sources multiples pour atteindre une compréhension plus globale du passé des autochtones, en particulier des Algonquins. Elle travaille actuellement sur l’intégration de la justice étatique auprès des algonquiens septentrionaux qui forment une grande famille linguistique. En l’espace de quelques décennies, ceux-ci ont vécu l’arrivée des missionnaires catholiques, le développement de la foresterie, la colonisation eurocanadienne, l’intervention de l’État… Leila Inksetter analyse ces transformations et leurs conséquences souvent associées à une période trouble de l’histoire des autochtones. Faisant appel à une gamme étendue de sources, l’auteure montre, dans son volume, comment les Algonquins ont utilisé et intégré des institutions qui leur étaient externes au départ (le catholicisme ou le mode de scrutin, notamment) pour répondre à des préoccupations qui leur étaient propres. Le résultat de ses recherches décrit une réalité complexe et étonnante. Initiatives et adaptations algonquines au XIX siècle est un des rares ouvrages historiques qui examine les motivations des Algonquins et présente ainsi une version plus globale du passé. Son ouvrage revisite la conception souvent admise voulant que les autochtones aient subi l’arrivée des Euro-canadiens de façon passive, d’après le CIÉRA. Le mieux est encore de se procurer le bouquin et de le lire.