Cold Heimatlos, c’est un chroniqueur à la plume irrévérencieuse, aux commentaires cinglants et à l’humour qui fait grincer des dents. Enseignant au niveau professionnel, auteur d’un roman noir, sa plus grande préoccupation est l’état lamentable dans laquelle se trouve la relation entre l’Homme et la liberté. C’est sous cet angle qu’il aborde ses sujets : le rétrécissement constant des libertés doit être expliqué et compris par le citoyen avant d’être dénoncé. Il s’insurge devant la douce et thérapeutique dictature de l’État et du dressage sensitif de l’Homme. Cette citation reflète sa pensée :
« Les êtres humains n’ont pas grandi en même temps que les institutions issues de leur cerveau. Ce sont surtout la faiblesse intellectuelle et morale des chefs et de leur ignorance qui mettent en danger notre civilisation. »
– Alexis Carrel in L’Homme, cet inconnu

L’odeur électorale…

Connaissez-vous l’expression : « La caque sent toujours le hareng »?

Elle signifie que la vraie nature d’une personne finit toujours par ressortir.

Voici : sur le bord de la mer des vieux pays, les harengs entassés dans une caque – sorte de tonneau en bois – l’imprègnent d’une odeur si forte qu’il est impossible ensuite de l’en débarrasser. Ce qui veut dire que quels que soient le rang ou le degré de fortune auxquels elle parvient, une personne ne saurait totalement dissimuler ses basses origines et finira tôt ou tard par laisser percer sa vulgarité. Difficile de ne pas penser à la CAQ de François Legault, un parti imprégné de l’odeur – lire doctrine – libérale et péquiste !

Présenté à la fin 2011 comme un nouveau parti ni souverainiste ni fédéraliste, de droite éclairée et/ou de gauche efficace (de centre creux, en quelque sorte) qui devait remuer l’eau stagnante du marécage politique québécois. Présentement, la CAQ semble être le moins mauvais du pire parti politique pour former le prochain gouvernement québécois.

Mais qu’est-ce que la CAQ, sinon le résultat prévisible de l’écœurement populaire vis-à-vis la médiocrité libérale et l’insignifiance péquiste ? Rien, niet, nada !

Dans les conditions actuelles, un parti constitué de 125 bonobos aurait les mêmes chances de former le gouvernement. (Il est même permis de croire qu’ils ne feraient probablement pas pire que ce à quoi nous sommes habitués !) Le Québécois vote pour se débarrasser et non pour choisir le meilleur élément – l’offre de qualité n’étant pas au rendez-vous. Le seul mérite de la CAQ est d’avoir compris ce fait, il s’agit de laisser le citoyen en avoir ras-le-bol des libéraux et de laisser le PQ s’autodétruire. Comment prendre le pouvoir ? C’est d’une facilité déconcertante : quand Philippe Couillard dit « Noir », Jean-Francois Lisée répond sans réfléchir « Blanc »… et vice-versa. François Legault, sans avoir besoin d’être un génie, n’a qu’à attendre un peu et dire « Gris » et ça plaît au petit peuple !

Un parti formé des déjections des deux autres incarnerait la nouveauté et le changement ? Foutaise ! Admettons que la CAQ forme le prochain gouvernement de façon minoritaire, je ne lui donne pas un an et les émanations libéralo-péquiste empesteront le parlement de nouveau.

Ne les encouragez pas !

L’abstention comme acte de refus de cautionner la médiocrité…