Russel-Aurore Bouchard

Russel-Aurore Bouchard (née Russel Bouchard le 4 octobre 1948 à Chicoutimi) est une écrivaine et historienne québécoise habitant la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle s’est spécialisée dans l’histoire de cette région et a produit de nombreuses publications sur ce sujet. Ses derniers ouvrages sur l’ethnogenèse du Peuple métis de la Boréalie québécoise lui valent, aujourd’hui, d’être reconnue comme une spécialiste en ce domaine ainsi que le lien de mémoire de son peuple.

QUAND LE MAIRE LABEAUME DÉRAPE, ET PAS À PEU PRÈS !!!

Chef a domicile


(Partagez et faites savoir que nous, aussi, les fils et les filles des peuples fondateurs, on a le droit d’exister ! Répandre la vérité partout où ils mentent; c’est notre ultime moyen de résister)

Compte tenu de toutes les stupidités qui se disent de part et d’autre du faux débat sur les armes à feu. Compte tenu des mensonges mille fois répétés par les fanatiques de Polysesouvient et leurs supporteurs inconditionnels qui n’auront de cesse que lorsque nous n’aurons plus que des tire-roches pour aller à la chasse. Compte tenu du parti pris total et sans nuance de la presse traditionnelle envers le mouvement anti-armes à feu qui n’a qu’à claquer des doigts pour avoir toute son attention ! Compte tenu du fait que tous les dés ont été pipés en faveur d’un plus grand contrôle des armes à feu par les deux partis libéraux qui siègent à Québec et à Ottawa.

Compte tenu de tout ça, je m’étais dis que je n’allais pas réagir au délire de la commémoration des événements du 6 décembre qui se perpétue depuis 28 ans. Mais la sortie excessive dans le Journal de Québec du maire de Québec, Régis Labeaume, qui tend la boîte de Kleenex au fondateur du Centre culturel islamique avec lequel il réclame le resserrement d’un contrôle déjà excessif, m’interdit de me taire.

Coudon, pleurer devant les caméras des grands médias, est-ce rendu la seule manière de faire de la politique dans ce foutu pays ?

Ainsi donc, « exception faite des activités de chasse historiques et culturelles », le maire Labeaume estime que la possession des armes doit être « la plus restreinte et la plus sévère possible ». « On veut zéro arme. Ce n’est pas l’Amérique de Trump. Pourquoi auriez-vous besoin d’une arme chez vous? »

Incroyable ! Des propos extrêmes, sans nuance, sans aucune modération, sans aucun lien avec la réalité canadienne et québécoise avec les armes à feu. Un discours surréaliste et totalement irresponsable de la part de l’élu de la Capitale nationale qui, faut-il lui rappeler, n’est pas habitée que par des musulmans ! Qui plus est, des propos dévastateurs et totalement irrespectueux envers les Québécois de souche, les Canadiens français, les métis et tous les autochtones qui sont des peuples paisibles et qui ont toujours eu un comportement exemplaire avec les armes à feu.

Que le maire Labeaume dise n’importe quoi en moment de stress est une chose. Nous savons tous à quel point ce petit homme est limité d’un point de vue intellectuel. Mais qu’il vienne nous insulter de la sorte en tant que peuple, qu’il tente aussi radicalement de nous dépouiller de nos droits ancestraux sans qu’aucun journal ni média national ne relève le gant pour remettre un peu les choses à leur vraie place, je ne le prends pas, mais alors là pas du tout !!! Si quelqu’un voulait envenimer les rapports entre Québécois de souche et communautés culturelles, entre hommes et femmes, entre le peuple de la grande ville et le peuple des régions, c’est trouvé.

Les propos du maire Labeaume de ce matin, sont totalement irresponsables. Au lieu d’apaiser les tensions, il les exacerbe ; au lieu de favoriser les rapprochements, il les cristallise. Ce n’est pas comme ça qu’on administre la démocratie et qu’on préside à un climat de paix sociale.

En tant que Canadienne française et métisse qui a été élevée et éduquée dans le respect de tous, dans l’amour de la chasse comme rendez-vous culturel et spirituel; en tant que citoyenne qui a toujours eu un comportement exemplaire avec mes armes à feu, je m’insurge contre les attaques viscérales du maire Labeaume à notre endroit, je dénonce l’instrumentalisation politique et policière des événements de la Polytechnique et de la mosquée de Québec dans le but de nous dépouiller de nos droits et de nos biens et je refuse de me faire voler la place que je tiens dans ce pays.

http://www.journaldequebec.com/2017/12/04/sans-un-meilleur-controle-des-armes-a-feu-le-risque-dun-drame-existe-toujours-dit-le-cciq