Pierre-Hugues Boivenu

Originaire de l’Abitibi, Pierre-Hugues Boisvenu possède un baccalauréat en psychopédagogie et une maîtrise en administration publique. il a œuvré plus de 30 ans dans l’administration publique québécoise comme haut fonctionnaire et sous-ministre. En tant que sénateur, il œuvre à renforcer la législation et les droits des victimes dans le système judiciaire canadien. Il souhaite pouvoir également faire adopter la Charte des droits des victimes au cours de son mandat.

Sévir contre les honnêtes chasseurs plutôt que protéger les enfants des prédateurs sexuels

LA PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

LA PRIORITÉ DU GOUVERNEMENT DU QUÉBEC :SÉVIR CONTRE LES HONNÊTES CHASSEURS PLUTÔT QUE PROTÉGER LES ENFANTS DES PRÉDATEURS SEXUELS

Tout d’abord, je tiens à réitérer toute ma sympathie aux familles des victimes de la tuerie de la Polytechnique. Je comprends leur douleur après avoir fait face à la perte de mes deux grandes filles. Mais, je déplore le récupérateur de tout acabit de ce drame pour affirmer que le Québec doit se doter d’un registre des armes à feu pour contrer la violence faite aux femmes.

Les politiciens québécois, incluant les députés de la CAQ (quelle déception), n’ont décidément pas compris que doter la province d’un registre des armes à feu et jeter nos taxes dans un trou sans fond, c’est du pareil au même.

Madame Pauline Marois avait affirmé que l’ancien registre national des armes à feu avait permis de sauver 300 vies; cet argument, c’est vraiment du n’importe quoi. C’est la déclaration la plus démagogique qu’un leader politique ait pu faire jusqu’à présent. Que le registre des armes à feu puisse sauver des vies ne relève d’aucune analyse et recherche scientifique à ce jour.

La réalité est toute autre et il faudra bien que le Premier ministre du Québec la comprenne avant de dépenser entre 200 et 300 M $ que nous coûterait un registre tout québécois de contrôle des armes à feu. Entre 1979 et 1995, la baisse des suicides et des homicides au Canada a été de près de 40% et après la mise en place du registre national par le gouvernement fédéral, soit entre 1996 et 2011, la baisse a été moins de 30%.

Vous me suivez? Pendant ce temps…

Je rappelle au Premier ministre du Québec qu’il héberge dans ses prisons québécoises 4 fois plus de prédateurs sexuels que dans les pénitenciers fédéraux, toutes proportions gardées, que ceux-ci n’ont pas de mesures de réhabilitation et pire, que le Québec libère ces criminels dangereux sans que les familles n’en soient informées et que contrairement à la majorité des provinces anglophones, le Québec n’a toujours pas de registre public des prédateurs sexuels. Le Premier ministre du Québec sait-il que 50% des agressions sexuelles commises sur des enfants au Canada le sont au Québec? Sait-il qu’à peine 2% des meurtres commis au Québec sont faits avec des fusils de chasse?

Alors, comme parents et payeurs-champions toutes catégories d’impôts au Canada, où devrait être située la priorité des Québécois déjà très et trop endettés? Criminaliser les honnêtes chasseurs, trappeurs et agriculteurs ou protéger les pédophiles? Face à un discours émotif des personnes qui militent pour la création d’un registre des armes à feu, notre gouvernement est tombé dans un piège à cons, dans un trou sans fond comme le fédéral y est tombé dans les années 90, soit un INUTILE registre des armes à feu.

À l’heure où le Québec n’a plus les moyens de traiter adéquatement ses personnes âgées, surtaxe les honnêtes travailleurs, laisse dans la rue ses malades psychiatriques, échoue lamentablement dans notre système d’éducation et de la santé, laisse nos infrastructures dépérir, et j’en passe, il est irrationnel de répéter la même erreur que le gouvernement fédéral a commis il y a 20 ans en créant un tel registre.

En conclusion, cette décision de gaspiller des millions dans un INUTILE registre des armes à feu est une décision strictement politique qui n’a rien à voir avec la sécurité des femmes au Québec.

Alors je vous donne rendez-vous dans 5 ans, monsieur le Premier ministre. Nous constaterons que ces millions dépensés inutilement n’auront rien changé et que des prédateurs sexuels dangereux auront fait davantage d’innocentes victimes tout comme les personnes souffrant de maladies mentales qui elles, continueront à errer dans nos rues et feront elles aussi d’autres victimes .

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